Le récit d’accouchement de Mistinguett: la naissance de Mini-Miss

Comme tous les samedi, je laissse la place à l’une d’entre vous pour qu’elle nous livre le récit de son accouchement.
Cette semaine c’est Mistinguett qui sponsorise les mouchoirs, avec la naissance de sa puce.
Bébé 1: Mini-Miss.

Il y a trois ans et demi en arrière je faisais une rencontre…. Rencontre qui allait bouleverser ma vie d’une façon irrémédiable… Rencontre qui allait changer la personne égoïste et centrer sur elle même, que j’étais, en un être nouveau, capable par amour pour cette rencontre, de soulever des montagne voir même, donner sa vie… Rencontre qui m’a fait découvrir ce que le mot amour inconditionnel veut dire… Rencontre qui sera à jamais graver en moi…. 

Mini-Miss aurait dut en théorie, voir le jour le 4 Novembre 2006 mais, le 25 Octobre à 23H00, en allant me coucher, je sens quelque chose qui coule légèrement le long de mes jambes. Pas un grand « déluge » comme décrit dans mes livres de grossesse, mais assez toute de même pour crier du fond de la salle de bain un « Chériiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, je crois que c’est le moment!…. » Pas de réels stress, car mis à part ce petit écoulement, pas de douleurs, donc, c’est tout tranquille que nous prenons la direction de ma maternité, située à une demie heure de chez moi. Dans la voiture, je suis joyeuse, euphorique, pleine d’humour car, je me dis que ça y est, je vais enfin « rencontrer » ma fille….

Arrivée aux portes des urgences, l’homme sonne. Une voix un peu sèche répond « C’est pour quoi? »…. L’homme répond « Un accouchement… » La même voix « Et vous accompagnez quelqu’un?… »…. « Ben vi, ma femme!« … (Je précise, mon homme n’a pas une voix aiguë ou autre… Nan, un vrai mâle quoi!)…. Hilarité pour les deux futurs parents!…. Hilarité de courte durée car, après un rapide examen, la sage femme me regarde en disant que non, le travail n’a pas commencer et que je peux rentrer chez moi. Je persiste en lui demandant alors, ce qu’était cet écoulement (poche des eaux?!…), elle me répond que non, certainement des pertes… Ah oui!… Sacrées pertes!… Même une baleine ne ferait pas mieux!… Je ne dis rien mais reste assez septique sur cet réponse mais, c’est elle la professionnelle, pas moi. Donc, dépitée, retour à la maison….

Quelque heures plus tard (26/10/2006)… 8H0O du matin: une drôle de sensation me tiraille le ventre. J’ouvre un œil… Le referme croyant à un rêve…. Quelques minute plus tard, à nouveau cette drôle de sensation… Je reste les yeux ouverts et scrute mon radio-réveil et là, je comprends que mes contractions ont commencées… Je réveille doucement l’homme puis, me lève. Cette fois, j’appelle ma maternité avant de partir…. La sage femme me questionne sur la fréquence de mes contractions qui sont assez anarchiques. Tantôt toute les vingt minute… Tantôt plus tôt… Tantôt supportables et à d’autre moments, un tantinet désagréables… Pour ma maternité, rien d’alarmant dans l’immédiat. On me recommande de prendre un bain et d’attendre. Ce que je fais sur le champs puis, histoire de m’occuper l’esprit, je vaque à mes occupations quotidiennes: « petit ménage », préparer un semblant de repas, faire quatre courses et même, voir mon médecin traitant qui doit me faire un certificat pour le renouvellement de mon agrément d’assistante maternelle…. le tout, bien évidemment, avec des contractions plus ou moins douloureuses mais, je les supporte mieux en bougeant….

A 17H00, je décide de reprendre un bain pour calmer les douleurs qui deviennent un peu plus douloureuse…. Bizarrement, je recommande à chéri de manger un petit truc… Pourquoi?!… Prémonitions?!… Quoiqu’il en soit, à peine sortie de mon bain, l’affaire s’accélère… Contractions toute les cinq minute alors que quelque instant avant, elles ne se manifestaient que toute les quinze minutes…. Alerte générale!… L’homme qui fini de croquer un gâteau, panique face à ma mine tordu de douleur… Il s’active en tout sens pour prendre ma valise et m’aide même à m’habiller… Le chemin pour aller à la maternité ne se déroule pas vraiment de la même manière que la veille… Non seulement, chaque secousse réveille en moi des douleurs insupportables mais surtout, nous somme à l’heure de pointe (18H00) et…… dans le sud où persiste encore des touristes!… Grande circulation!… On arrive tout de même à la clinique où, je ne sais comment, j’arrive à marcher jusqu’à l’entrée… Entre temps, j’ai enfin connu ce qu’est le « déluge »!… Heureusement que je suis une bonne élève des cours de préparations à l’accouchement que je n’ai pas fait (!) et, qu’au fond de ma culotte j’y ai glisser une méga serviette!…

 18H45: Un « sage-homme » m’ausculte et cette fois ci, pas la peine de me mettre le méga coton-tige pour voir que j’en suis à 4,5 de dilatation… Direction la salle d’accouchement où là, j’attends avec impatience l’anesthésiste!… En attendant, outre le fait de devoir supporter mes contractions, il faut qu’encore je supporte l’interrogatoire de Cruella, alias la sage femme. Question sur mes antécédents médicaux, date de dernière règles, sexe du bébé, etc, etc… J’ai juste une envie, lui crier qu’elle se taise et, qu’elle prenne la peine de lire mon dossier!… Nan mais!… Je suis à cran… Un rien m’exaspère, heureusement « Saint Homme » arrive et, à peine le produit miracle introduit dans ma colonne, je me sent mieux… Si bien… Je flotte… Je suis peace and love… Mon homme ne me reconnais plus… Celle qui regarder avec haine sa sage femme quelque instant auparavant et devenu, la sérénité incarnée.

Commence alors, l’attente. Mon corps tremble à chaque nouvelles contractions mais, je ne ressent rien. Je n’ai juste qu’à admirer l’écran de contrôle qui émet les battements de cœur de mon bébé… Bruit qui, même trois ans après, je me rappelle exactement dans ses moindres détails. Je scrute le plafond où, une lucarne y est percé. Il fait nuit noire et pourtant, dans ce ciel au dessus de moi, j’y voit tout plein de couleur. Les couleurs du bonheur qui m’attends dans quelque minutes…. A 23H00, la sage femme se penche dans ce qui a de plus intime en moi et me dit, que ça y est, le moment est venu de faire mon travail… Je me redresse et là, commence la poussée… J’ai peur de ne pas savoir à quel moment pousser car, je ne ressent pas mes contractions, mais finalement, comme un instinct, je sais et, je pousse… encore… et encore… l’homme me serre la main (ou est-ce moi qui lui serre?), et, finalement au bout d’à peine quelques minute, je sens enfin ma fille, sortir de moi (nous sommes le 26 Octobre 2006, 23H50)… Je la sent descendre… Le gygy, qui vient à peine d’arriver, lui dégage les épaules et me demande, de venir la chercher… C’est moi, qui aide ma fille à finir de sortir de moi et, je la tire doucement vers moi… Premier regard chargé d’émotion… Elle ne pleure pas… Elle me regarde juste… Je lui murmure un je t’aime… Je lui caresse la joue… Délicatement, on me la prends… Pendant quelque instant, je suis seule… Mon homme est parti avec notre fille pour les soins… Je suis dans un état second… Je n’entends qu’à peine le gygy dire, que c’est le plus beau accouchement de la soirée… J’en suis fière mais c’est vrai, que tout c’est fait dans la sérénité… Pas de cris comme je le voulais…. Même pas un point!…

Mon regard se porte sur une porte vitré qui vient de s’ouvrir et là, un tableau des plus magnifique… L’homme de ma vie avec notre merveille dans ses bras… Tout deux me regardent… C’est fou!… Ma fille est déjà si éveillée… Si calme… La puéricultrice me la met au seins et, ma mini-miss n’a pas besoin d’un manuel pour savoir se servir de ses drôle d’engins… Elle tête goulument… Et, j’ai même droit, à une esquive de sourire… La puéricultrice qui est rester à mes côté, me soutient qu’un si petit bébé, ne peut pas savoir sourire… Moi, je suis persuadée du contraire… Ma fille m’a sourit et, une belle aventure commence….

Si vous aussi, vous voulez faire pleurer dans les chaumières, envoyez moi votre récit à

elunaleo@yahoo.fr

14 commentaires

  1. Martine

    Aaaah, il faudrait que je me remette dessus ! J’ai regardé dans mes brouillons, je l’ai commencé en septembre 2008 !!

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  2. maman@home

    QU’est ce que j’aurais aimé qu’on me la pose cette péri bon sang mais quand je suis arrivée pour BB1 dilatée à 5 on m’a dit que c’était trop tard, des conneries hein ! Les contractions je les ai eu toute la nuit, sans réveiller l’homme, puis toutes les 5mn au matin quand on a décidé d’y aller et là quand j’ai appelé on m’a dit « il n’y a pas de place ici attendez encore un peu chez vous ». One st parti je les avais toutes les 3 mn et 3h après je faisais la connaissance de Petit Choux, qui va bientôt fêter ses 8 ans…

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  3. aurélie

    Une envie de remonter les archives de cette super initiative, j’adore ces récits, c’est magnifique.

    Mais petit temps d’arret devant : « sage-homme » AAAaaaaargh!!!!! La sage-femme est celle qui sait (= sage) sur la femme, donc sage-homme ça va pas (c’est bien connu, y a rien à savoir sur les hommes, ils sont tellement simples ^^)

    Si vraiment on veut préciser que c’est un homme qui excerce le merveilleux métier de sage-femme on dit UN sage-femme, mais on peut aussi dire un maïeuticien, ça vient du grec, Socrate l’utilisait pour expliquer qu’il faisait accoucher les esprits (chacun son truc, les bébés c’est sympa aussi). Si on veut, c’est un peu l’équivalent du mot accoucheur en français, mais ça fait tellement plus classe. Et bien sûr ça se décline aussi au féminin, et ça donne une maïeuticienne.

    Petite info en plus : savez-vous que les sages-femmes (qu’ils soit hommes ou femmes cf. plus haut) sont maintenant (et depuis peu) autorisés à faire un suivi génital régulier comme les gynécos tant qu’il n’y a pas de pathologies (=maladies), à prescire des pilules, ou des examens gynécos. C’est pour limiter l’impact du manque de gynéco de ville, et c’est pas mal de donner des responsabilités à un coprs de métier qui en a les compétences.

    Vous voilà savante maintenant :-)

    Bonne journée à tous

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