10 ans!

mon filsQuel bonheur de respirer ton cou tout doux au dernier soir de tes 9 ans.
Ces dernières heures à un seul chiffre.
Ces quelques instants encore.
J’ai hâte que tu t’endormes pour peaufiner ma surprise celle que je prépare depuis des mois déjà.
Ces moments pour nous deux.
Mais toi tu tournes en rond je t’entends au loin, un brin nostalgique un brin électrique.

Que n’ai-je pas dit sur ta naissance que tu ne saches déjà?
Nous t’attendions, ton prénom était choisi depuis longtemps et nous étions prêts à être parents.
Je savais que tu arriverais plus tôt toi mon bébé de janvier arrivé cette nuit de décembre.
Je me souviens de ces contractions,
je me souviens de ce tourbillon d’émotions.
Ces douleurs, ces peurs, ces heures
et puis cette chaleur
tout contre moi.
4h44 ça aurait été drôle pensait le gynéco pieds nus mais 4h41 était plus juste.
Je t’ai de suite protégé comme une louve projetée dans mon nouveau rôle de maman.
Je t’ai présenté le Monde par petites doses prise dans mes théories et mes envies.
Ton papa est tombé raide dingue au premier regard.
Notre vie était pour toi, tout à reconstruire comme une évidence.

Tu as pris de nous deux,
son sérieux et mon grain de folie,
sa pudeur et ma joie de vivre
son don pour la musique, ma passion de l’écriture.
A ton tour tu veilles sur ta soeur comme personne.
J’adore ta façon de commencer à nous charrier avec encore la fraicheur de l’enfance à un chiffre.
Tu commences à soutenir des causes avec convictions et tu t’allies avec tes amis pour t’insurger.
Tu aimes apprendre et j’admire ton autonomie.
Ton excellent bulletin ne revient qu’à toi et me rempli de fierté.
Non pas pour les notes élevées mais pour cette conscience que tu as de le faire pour toi!
J’aime ta façon d’en avoir rien à faire de la mode, peu importe la couleur, peu importe les formes.
Tu veux tout comprendre, tout analyser.
Tu sais encore jouer des heures avec tes légos et inventer des histoires.
Tu joues au piano du matin au soir avec plaisir.

Où sont passées ces dix années mon bébé?
Tu naissais hier, rentrais au CP ce matin et déjà tu as 10 ans.
Tous les doigts des deux mains.

Je viens d’aller te voir tu dors enfin.

Tu es mon temps de Vie,
témoin de ces années là,
preuve de notre amour,
témoin inconditionnel d’elle, de lui, de nous.

Et puis j’ai envie de poser aussi ici ces mots de Khalil Gibran qui résonne fort en moi.
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.
******

Je t’aime mon fils pour ces 10 ans et l’infini!

Un commentaire

  1. Pionnier Joëlle

    Bravo pour tes mots d’amour et ta citation de Khalil Gibran qui est tellement juste. Léo a déjà 10 ans!

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