De l’émancipation

Gorges de l'Asco

J’aurais pu vivre ce moment comme une victoire mais c’est l’échec qui a pris le dessus. Je m’en suis voulue de ne pas avoir osé, de ne pas être allée au bout, d’avoir dû rebrousser chemin seule.
La colère m’a envahie. J’en voulais à ce corps de ne pas pouvoir me porter si loin, à cette volonté de me faire défaut, à cette peur de m’arrêter, à cette angoisse de me paralyser.
Les larmes ont coulé.
Et puis je me suis assise sur ces rochers dans les gorges de l’Asco et j’ai laissé la nature prendre soin de moi.
Je me suis regardée avec bienveillance.
Et comme souvent les mots m’ont apaisée.

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Naître à la vie
c’est n’être tout d’abord qu’à ses parents.
Un hêtre parmi les siens
Nos branches nourris à la sève
d‘un homme et d’une femme.
Comme la terre se modèle
pleine de ses racines
nous Sommes.
Puis la vie suit son cours
et le sang se déchaîne.
Les feuilles volent au vent.
Certaines meurent de leur passé.
D’autres sèment des graines.
La patience,
la bienveillance
et la tolérance
seront l’engrais définitif
de ma liberté.

7 commentaires

  1. Lili de Jolis Voyages

    « D’avoir dû rebrousser chemin seule ». Tellement métaphorique…
    J’ai apprécié les échanges que nous avons eu ce soir la. Se regarder avec bienveillance reste la clé et une force non ?

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  2. Amélie

    Oui mais du coup, la prochaine fois si tu te lances, tu pourras pas écrire de poème en attendant !! :)
    Très beau texte !

    Répondre
  3. Yannie

    Bonjour,
    Je suis tombée un peu par hasard sur ton blog et j’aime beaucoup ce que je vois/lis!
    Et ce texte, je dis chapeau!
    Très bonne continuation à toi!!
    Yannie

    Répondre

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