Tu es une mauvaise mère!

mumIl est 18h59, tu viens de te taper une journée de travail. Tu as pris sur toi. Avec la fatigue des nuits toujours aussi rock and roll et c’est pas la faute à ta vie sexuelle et la galère des grèves sncf, tu n’es plus que l’ombre de toi même. Tu as de plus en plus de mal à gérer ton stress. Ne parlons pas de ta vie sociale qui se résout à suivre la vie des gens sur les réseaux sociaux. Et putain d’ailleurs comment ils font? Des jolis plats avec la touche de verdure qui va bien, les gosses souriants et bien habillés qui donnent l’impression de respirer la sérénité et ces mères fashion à la manucure parfaite.
Et puis ta vie.
Tu as récupéré tes enfants et le marathon de ta deuxième journée commence. Les devoirs à vérifier, les bains à donner, le diner à cuisiner et toujours en apnée. Si encore les gosses étaient cool. Mais non toujours à se chamailler à ce moment là. Tu dois répéter 4 fois la même chose. Tu prends sur toi mais tu sens que ça monte. Tu étouffe ta colère en mangeant le crouton du pain dans la cuisine en cachette. Ca suffit pas. Dérapage non controlé. Tu cries sur tes enfants pour te faire obéir. Et voilà qu’ils pleurent. Alors tu hausses le ton en exigeant qu’ils arrêtent de suite. Bizarrement ca marche pas. Alors tu culpabilises. Tu amadoues. Tu négocies. Tu cèdes. Tu te sens une mauvaise mère…

Je vais t’expliquer pourquoi tu en es là aujourd’hui.

Tu sais tes parents ils ont été élevé par des parents qui avaient connus la guerre. Pour tes arrières grands parents le bébé entendait pas, voyait pas et n’était qu’un tube digestif. Puis Dolto est arrivée dans les années 70. Elle revendiquait sur les ondes que l’enfant était une personne. Tes parents sortaient de mai 1968 et des slogans il est interdit d’interdire. La société remettait en question l’ordre établi. Une société où l’on prenait en considération l’être humain dès sa naissance émergeait. Tes parents découvraient tout ça.
La connaissance n’a cessé d’évoluer sur l’enfance et la petite enfance.
Toi tu as connu la crise. Tu as du souvent te rapprocher des grandes villes et t’éloigner de ta famille pour travailler. Tu as perdu des repères précieux et t’es alors tournée vers les réseaux sociaux et sa source inestimable de ressources en tout genre. Au moment d’être parent tu as tout lu et son contraire. Difficile de savoir quoi faire. Tu as connu aussi la montée de l’insécurité et le retour du terrorisme. Tu t’es repliée sur ton foyer. Tu as soigné ton intérieur et eu envie de manger plus sain pour sauver la planète. Et puis tu as pris conscience du prix de la vie, alors tu as eu envie de prendre soin de toi. Tu as commencé à lire des livres de développement personnel qui t’ont dit d’accueillir tes émotions, d’être empathique et d’avoir confiance en toi.
Résumons, tu dois vivre vite et bien, élever tes gosses dans la bienveillance, prendre le temps de prendre le temps de tout le monde et aussi de toi. Tu dois accueillir des émotions que tu gères même pas toi même.
Personne t’as appris à le faire. On t’as même appris à ne pas le faire. Tu as du réprimer ta colère, ne pas rire trop fort, cacher tes larmes… Mais toi en 2018 tu dois faire tout le contraire avec ton enfant pour être un bon parent. Ca ne s’invente pas. Tu peux pas tout faire.

Aujourd’hui les neurosciences ont mis en avant le rôle des neurones miroirs. L’enfant apprend en ressentant et en mimant les choses. Si tu es en colère, il sera en colère. Si tu es triste, il sera triste. Si tu prends pas le temps de te connaitre tu ne pourras pas changer ton enfants. Mais ça tu vois, on le dit pas assez! Ou plutôt si, la société, les médias sont très fort en culpabilisation. C’est de ta faute. Tu dois tout gérer. La réalité est autre, c’est toi qui a en toi la solution pour apaiser ton enfant. Et la bonne nouvelle c’est que ça doit passer par ton bien être. Si tu prends le temps de comprendre, d’accueillir et d’accepter tes émotions tu seras une mère suffisamment bonne pour ton enfant.

Sois le changement que tu veux pour ton enfant.
Et crois moi c’est possible!
Rien n’est irréversible dans ce domaine.

Pour aller plus loin tu peux lire le livre de Catherine Gueguen, pour une enfance heureuse chez pocket.
Et puis si tu as envie de te faire aider, je suis passée par toutes ces étapes. Aujourd’hui j’accompagne les mamans à se reconnecter avec leurs émotions et ça a des retentissements sur toutes la famille. Tu peux me contacter par l’intermédiaire de mon site de coaching.

5 commentaires

  1. MG

    trop tard pour moi !…… mais je revis à travers ce récit mes retours du travail au dispensaire à la Courneuve … pas vraiment un parcours de santé ! et l’impression de beaucoup crier …beaucoup de tristesse en y repensant .. pas facile de tout faire concorder …et pas de coach dans mon entourage à l’époque !
    surtout n’hésitez pas à vous faire aider !

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  2. cesdouxmoments

    Oh j’adore cet article à la fois savant et amusant avec des anecdotes qui parlent à tous (genre le crouton discretos dans la cuisine…) Bisous

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