Fin des études…

au petit matin à OuvéaAujourd’hui j’ai mis le point final à plus d’une année d’étude universitaire.
Une poussière d’étoile.
Je ne ressens pas encore le soulagement de la fin.
Car ce n’est pas fini.
Aujourd’hui c’était le début de l’histoire.
Celle qui m’accompagnera à la reconversion que je me souhaite.
J’ai passé beaucoup de temps à essayer d’atteindre des satisfactions qui ne m’appartenaient pas.
J’ai passé beaucoup de temps à ne pas comprendre. À m’en vouloir d’être trop comme ci ou pas assez comme ça.
J’ai appris à me connaître.
Je me suis donnée les moyens de le faire.
J’ai beaucoup pleuré.
J’ai ri aussi.
Je suis faite de ces échecs, de ces manques, de ces blessures ouvertes et de ces autres qui cicatrisent.
J’ai compris bien trop tôt que j’étais responsable de mon bonheur et que personne ne le ferait pour moi.
Personne.
J’ai appris la résilience.
J’en ai fait une force.
Ma force.
Je n’attends rien des autres, même si je suis avide de reconnaissance.
Je me suis donnée les moyens de suivre cette formation de coach.
J’ai souffert.
Les études à 40 ans passé n’ont plus l’insouciance de nos 20 ans.
J’ai continué à gérer ma crèche.
J’ai élevé mes enfants, une semaine sur deux et à plein temps dans mon coeur de maman.
J’ai divorcé.
Aussi.
Je me suis faite tatouer.
J’ai pris sur moi.
J’ai serré les dents.
J’ai dépassé mes limites parfois.
J’ai pris beaucoup de plaisir aussi.
J’ai appris un métier.
Celui qui me correspond.
Non pas celui que j’ai fait pour plaire, mais le mien.
Je suis une Coach.
Dans mes veines, dans mon cœur, dans ma tête.
Mon savoir être, mon savoir faire et mon savoir je les ai acquis à la sueur de mon envie, de ma motivation.
J’ai appris à devoir toujours en faire plus.
Essayer d’atteindre un niveau impossible.
Quoi qu’il arrive.
J’ai appris à ne pas me plaindre.
A endurer.
À accepter.
Et puis merde.
Aujourd’hui j’aspire à plus de douceur à un amour inconditionnel comme celui que je ressens pour mes enfants.
Je veux m’autoriser à être fière du chemin parcouru.
Je veux accepter mon courage car il m’en a fallu.
Je veux être fière de moi et ressentir ce sentiment au plus profond de mon être.
Je veux être capable d’entendre les compliments des autres sans pleurer du manque et de la méconnaissance.
J’ai passé beaucoup de temps en survie.
Aujourd’hui je suis en vie..
Je veux être cette passeuse d’éveil, coach de merveille

5 commentaires

  1. Flo

    Tu seras la coach dont certains ont besoin et j’espère de tout ❤️ que tu t’épanouiras dans ce nouveau job.
    Ça m’a l’air bien parti …..

    Répondre
    • Madame Parle

      Merci Florence! Faut juste réussir à avoir des clients maintenant :)

      Répondre
  2. Les Petites M

    Oh! Si tu savais comme tu as changé et évolué en si peu de temps! ça fait beaucoup et j’admire!
    Je ne comprends pas quand tu dis « j’ai compris bien trop tôt », au contraire non? c’est une chance que tu as eu de vivre certaines épreuves qui te font être en vie aujourd’hui :)
    Je t’embrasse fort,
    Marion

    Répondre

Déposer un commentaire

  • (will not be published)