J’ai arrêté le sucre

sucreJ’ai arrêté le sucre.

C’était pas prévu, je l’avais pas prémédité. Mais c’est fait. Quelque chose a changé.

Je prône depuis quelques années l’authenticité. Je m’attache à dire ce que je pense, à écouter les signes de mon corps, ressentir le monde qui m’entoure. Et je mangeais de la merde.

Je donnais à mon corps des aliments travaillés, modifiés, transformés. Je laissais les autres décider de ce qu’il mettait dans leur plat, dans mes plats. Un peu de sel, beaucoup de sucre.

Et puis il y a autre chose aussi. Le sucre a été pour moi un doudou. Il était mon refuge. Il était aussi mon poison. Petite on me laissait un accès limité à la boîte de gâteaux et de chocolat. C’était pas pour moi. Je devais maigrir. Toujours maigrir. Mais le soir, quand tout le monde dormait. J’allais sur la pointe des pieds entrouvrir cette malle au trésor. J’y mangeais sans fin. La frustration accumulée créant le manque. Il m’arrivait aussi de faire un détour par la boulangerie le soir après l’école, et d’acheter une barre chocolatée que je me dépêchais d’engouffrer avant de rentrer.

Le sucre. Les sucreries.

Je me sentais apaisée après ces excès. Sur le coup. J’avais ma dose. Mon doudou. Depuis de longues années il est resté mon allié. Celui vers lequel je me tournais en cas de stress. Celui que je rencontrais à nouveau pour me récompenser. Celui dans lequel je me perdais en cas de tristesse.

Il était ma carapace, ma drogue, mon poison.

J’avais pas prévu d’arrêter.

Enfin pas comme ça. J’en ai fait des régimes. Pour toujours perdre. Du poids. Du Moi.

Moi ce que je veux c’est gagner !

Par le jeu des rencontres je suis allée voir une naturopathe. Sans autre but que de découvrir son approche, son métier. Je pensais sortir de là avec une liste de plante à infuser pour plus d’énergie. Et je suis repartie avec des conseils alimentaires. Non pas pour maigrir. Mais pour être mieux. Plus alignée encore.

Il y a quelques semaines. Suite à une succession de contrariété. Je me suis réveillée un matin avec une espèce de boule sur le visage. Dure. J’ai d’abord cru à une tumeur avant de réaliser que ce n’étais que ma mâchoire déplacée. A trop serrer les dents, j’ai muté. Je me suis ainsi retrouvée chez une ostéopathe. Spécialiste de la bouche. Elle m’a fait mal. Elle m’a libéré de toutes ces tentions accumulées. Depuis de longues années. Et j’ai pleuré. Non pas de douleur. Mais de tristesse et de colère aussi. Comment avais je pu me faire autant de mal? Comment avais je pu accepter de tourner ce que je ne supportais pas sur moi? Tout est dans mon corps. Je mangeais mes frustrations, mes doutes, mes peurs. Je serrais les dents. J’arrêtais de respirer. Je courbais le dos. J’encaissais. Je ne veux plus de ça. Je ne mérite pas ça. Je ne m’en veux pas. Oh non. C’était ma tactique pour vivre, avancer.

Je suis capable de nourrir mon corps de jolies pensées, de faire preuve de gratitude, d’apprécier le monde qui m’entoure.

Et de bouffer de la merde.

En sortant de chez la naturopathe chez qui j’étais rentrée pour deux trois herbes, je me retrouvais avec ce message. Arrêter le sucre.

C’était pas bien prévu au programme ce truc. C’est malin. Quelle idée.

Et puis ça a fait son chemin. J’ai lu. J’ai tout mis bout à bout. Cette histoire de doudou, de poison, d’addiction. Cette histoire de mâchoire et de corps qui encaisse.

Cette envie de liberté.

D’authenticité.

Alors j’ai arrêté le sucre.

Pas complètement. Je prend un petit déjeuner exclusivement salé. J’ai arrêté les plats industriels et j’essaye de cuisiner mes légumes. Je suis passée aux pâtes et riz complets. J’ai arrêté les desserts sucrés, les gâteaux et autres pâtisseries. Je mets du sucre de coco dans mon yaourt. Je mange du chocolat noir. Rien de fou. Rien d’extrême.

Rien de fermé ni d’interdit.

Je me sens plus en accord et en harmonie.

Cela fait trois semaines où quatre peut être.

Je ne fais pas ça pour maigrir. Et ça c’est une révélation. Pour la première fois de ma vie, je change mon alimentation pour du mieux être. C’est comme si une porte dérobée s’était ouverte. Un nouveau chemin à emprunter. C’est pas bien compliqué pourtant mais un vent de liberté m’envahit.

Depuis que j’ai arrêté, je ressens des changements.

Est ce lié à ça ou autre chose ?

Peu importe.

Aujourd’hui je me sens pleine d’énergie. C’est comme si un doux courant électrique me parcourait le corps. J’ai l’impression de pétiller.

Ma peau est plus lumineuse aussi.

Je n’ai pas de fringales en milieu de journée. Ma glycémie ne doit plus jouer au yoyo.  Je n’ai plus envie de sucre. Je n’ai plus ce réflexe en cas de fatigue, contrariété.

Le matin, j’avais des douleurs en me réveillant le matin. Fallait relancer la machine. Des raideurs dans le mollet. Je n’ai plus ça.

J’ai moins mal à la tête depuis quelques jours. Ça reste fragile. J’attends de voir. Mais ça a l’air mieux aussi de ce côté là.

Je ne vais pas vous parler de poids. Je ne me pèse plus depuis bien longtemps. Et ce n’est pas l’objectif.

Et puis je me sens entière. Plus solide. Plus forte encore. Et sereine.

Je me connais, je sais que les choses peuvent changer. Je peux trébucher. Trouver un autre sens plus tard. Mais je serai fière de cette expérience là.

Un peu plus proche de moi.

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J’accompagne des femmes et des hommes dans le cadre de mon métier de coach, vers l’atteinte de leurs objectifs personnels et professionnels. Pour plus d’informations, faites un tour sur ma page dédiée.

4 commentaires

  1. PetitDiable

    Je l’ai fait pendant quelques semaines, à cause d’une bactérie nosocomiale. Dur dur de traquer tout sucre, il y en a tellement partout! Ca ne m’a pas réussi, j’avais grossi et tout le temps faim!

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  2. Sandra

    Dans 8 jours, cela fera 1 mois que je n’ai pas mangé de sucre, de gâteaux, de chocolat, de pain blanc, de chips, de gâteaux apéro, de saucisson, de frites… Et bien parfois oui ça me manque mais quand on voit comment le corps réagit, on n’a qu’une seule envie, continuer… On verra bien. <3

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  3. mamanathome

    Je ne mange déjà pas de gâteaux ou plats industriels ni même pâtisserie d’aucune sorte, je cuisine tous mes légumes, bref je n’aurais pas pour autant dit que je mangeais plus de sucre mais c’est vrai que vu comme ça … pourtant je le disais encore hier il faut que j’arrête le sucre. Du coup tu m’as perturbée là ;-)

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