J’ai fait une fausse couche

J’ai fait une fausse couche. Voici mon témoignage.
La semaine dernière je suis allée faire un petit tour chez un généraliste. Elle consulte près de mon travail et je ne l’avais pas vu depuis ma première grossesse il doit y avoir un peu plus de 5 ans maintenant.

En se référant à son ordinateur elle me demande ce qui s’est passé depuis.

Je lui annonce l’existence de ma fille.

Elle me dit alors que j’ai donc eu trois grossesses.

Non juste deux.

Non vous avez fait une fausse couche…

Bing.

Flash back.

Nous sommes en janvier 2006. Je prépare mon mariage, je suis occupée, stressée… Mes règles arrivent. Nous avions décidé d’arrêter tout mode de contraception. Peu importe me suis-je dit ca sera pour un des prochains cycles. Et puis mes saignements durent.. Une semaine.. Deux semaines.. J’ai tout d’abord cru à un dérèglement du au stress de mon planning.

Puis je doute.

Les choses s’accèlèrent, Bien qu’ayant déjà fait un test de geossesse négatif une amie médecin me conseille de recommencer.

Il est positif…

Je n’y comprends plus rien… Je saigne… Je suis enceinte.

Mon amie me conseille alors d’aller consulter au plus vite pour m’assurer que je ne fais pas une grosssesse extra utérine.

Cela ne sera pas le cas..

Juste une fausse couche.

Je prends une claque. Alors que quelques heures auparavant je supportais ses saignements, je me mets à ne plus supporter.. Je souffre physiquement et moralement..

Allez aux toilettes devient un supplice pour moi.. Ce sang symbole de ma fertilité quelques heures plus tôt ne devenait plus que le signe de cette vie qui ne s’est pas accrochée…

J’ai saigné ainsi plus d’un mois…

Je me suis mariée, épuisée en faisant une fausse couche…

L’incompréhension, la peur, la colère mais aussi l’espoir de savoir que ca pouvait prendre…

Je n’étais alors enceinte de quasiment rien, à peine quelques jours mais déjà j’ai eu mal…

Pour en avoir reparler plus tard, je me suis rendue compte que c’était relativement commun mais tu..

Les femmes n’osent pas en parler…

Comme une honte de ne pas être à la hauteur et de ne savoir donner la vie..

Alors ici j’ai envie de rendre hommage à toutes ces femmes qui souffrent en silence, qui se sentent sales, isolées…

Je le dis haut et fort j’ai fait une fausse couche et j’ai été meurtrie dans ma chair…

Puis je me suis relevée et la vie a repris ses droits, deux enfants sont nés..

Je souhaite de tout mon coeur qu’il en soit de même pour vous aussi…

60 commentaires

    • sabine

      Voila moi le 14 août 2015 j ai fait une fausse couche est j était enceinte de 9 semaine est c est très très dur a supporter est se ke apres une fausse couche ont peu retomber enceinte directement apres

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  1. Marie-Do Ado Mode d'Emploi

    Moi j’avais 39 ans et mes garçons étaient grands quand je suis tombé enceinte sous stérilet, et oui !!! J’ai décidé de le garder, je me suis fait un film me disant que c’était une petite fille, je la voyais déjà avec ces 3 frères. Lorsque je suis allée chez le gyneco à presque 3 mois, il m’a annoncé que le foetus était mort et qu’il allait me provoquer une fausse couche. Je suis rentrée chez moi complètement hébétée, ne réalisant pas trop jusqu’au moment ou j’ai été prise de violentes douleurs et que des saignements violents arrivent, c’est là que j’ai réalisé que dans tout ce rouge, c’était ma petite fille qui s’en allait. 7 après c’est toujours aussi dur d’y penser même si je suis une maman comblée.

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  2. mamanbavarde

    Tu viens de me donner la chair de poule…j’ai vécu le moment où on apprend sa grossesse, et puis bam…la grossesse extra utérine. ça avait été dur pour moi. Et pourtant, ce n’était au départ pas une grossesse désirée. J’y ai repensé quand j’ai arrêté la pillulle pour mon niaf…tellement peur de recommencer…
    Merci pour ce témoignage.

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  3. Alice

    Malgré des petits saignements pendant les deux premiers mois, bébé est là et arrivera dans sept semaines.
    J’ai redouté d’aller au toilettes plus de 8 semaines. Aujourd’hui encore je n’en suis pas « guérie » de cette peur de perdre mon bb si tôt. Je n’avais jamais pensé à ça pour mon premier.
    La terme approchant, je commence à revivre, à me sentir bien comme jamais depuis 8 mois… alors je comprends le traumatisme de toutes celles qui ont vu leur espoir s’envoler…

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  4. Sweet Paris

    Ma mère m’a toujours parlé de la fausse couche qu’elle a eu entre ma soeur et moi. Elle savait que c’était un garcon, donc c’était déjà avancé comme grossesse.
    Mais elle en parle avec beaucoup de serenité, ca ne semble pas l’avoir affecté tant que ca. Elle m’a bien sûr dit qu’elle avait eu de la peine, mais que c’était comme ca, ca ne devait pas se faire. Elle est très contente de ses trois enfants….
    Mais je pense que c’est bien dans parler et de lancer le sujet pour celles qui n’osent pas. Je pense que c’est en parlant que ma mère a pu devenir sereine face à la situation….

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  5. mamanblog

    Bouuuu ! mais c’est triste !
    Une de mes amie a fait une fausse couche alors que j’étais enceinte, j’ai été très touché.

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  6. LMO

    J’ai aussi fait une fausse couche. J’en ai énormément souffert sur le coup. Et même si je pense avoir « digéré » cette difficulté, au fond de moi, j’en souffre encore un peu.
    J’étais enceinte de dix semaines, je venais de voir le coeur de l’embryon à l’échographie de datation. Tout allait bien, j’avais été chamboulée par cette image. Un bébé.

    Et puis, quelques jours après, j’ai saigné, beaucoup. On a été aux urgences, le coeur battait encore. Le lundi, echo de contrôle, j’avais cessé de saigner, j’étais confiante. et le coeur ne battait plus. Ca a été un choc. Et l’échographe a été un sale con…
    J’ai pleuré pendant un mois, tous les jours… Et puis je suis retombée enceinte, 2 semaines après le retour de couches. Et pendant 9 mois, j’ai crains perdre mon bébé. Encore aujourd’hui, elle a 15 mois, et j’ai peur que son petit coeur s’arrête de battre.

    Ca ne m’a pas vraiment traumatisé, cette fausse couche, mais ça a laissé une cicatrice et une grande angoisse de la mort…

    Merci d’en parler. Tu as raison, j’ai eu terriblement honte de cette fausse couche. Et le regard des gens n’aide pas, entre tentative de faire passer ça pour « rien » « oh mais ce n’est pas grave! » et les regards condescendants, comme si on avait gravement failli à une mission…

    Ce n’est pas grave, une FC précoce, mais c’est quand même douloureux et c’est comme si on ne pouvait pas parler de cette douleur, il faut « tourner la page » « c’est mieux comme ça » »pense à ceux qui ont perdu un vrai enfant »!
    Toujours une douleur est comparée aux autres douleurs, pour la minimiser, pour qu’on se taise…

    Bref, merci! :)
    (Et désolée pour le roman…)

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  7. Chocophile

    J’ai déjà entendu des femmes dirent ce n’est rien, ça arrive! Oui c’est fréquent, la nature fait les choses ainsi, mais ça n’en est pas plus facile à vivre, quelque soit le terme de grossesse où elle survient! Techniquement j’en ai vécu une aussi, mais dans mon cas ça s’appelle un échec de FIV, ça ne change rien à l’affaire, pour moi j’étais enceinte, enfin, pendant quelques jours seulement… Et puis quand ça a fonctionné, j’ai eu des saignements à presque 4 semaines, puis 5semaines, et encore à 21 semaines, j’ai cru perdre mon bébé tant attendu à chaque fois et le traumatisme est grand! tout ça reste malgré le bonheur d’avoir bébé. Tu as raison d’en parler!! Moi j’ai gardé tout mon parcours, toutes mes difficultés, pour nous, par peur, et pour nous protéger, je me suis enfermée dans une bulle et je n’ai annoncé ma grossesse que très tardivement…

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  8. Elodie

    Ca fait du bien de voir quand quelqu’un ose en parler, pour une fois. J’en ai fait une, il y a peu, et j’ai eu envie de le crier au monde entier. J’ai eu mal, j’avais envie de me plaindre, de pleurer mais je ne l’ai pas fait. Parce que c’est tabou, parce qu’on ne parle pas de ces choses-là mais qu’on devrait.

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  9. Fée Line

    j’ai vécu ça aussi…
    1ere grossesse, test négatif, toujours des symptômes, re test, positif…
    pourtant je saigne, très léger, mais ça dire, je panique,
    rdv chez un gynéco que je ne connaissais même pas…
    il a été gentil, m’a tout expliqué…
    une fausse couche spontanée
    (ouah, j’en reviens pas de l’écrire ici)
    en un we, plus rien… mais vécu seule aussi…
    j’ai eu une SF au téléphone qui m’a tout expliqué, j’avais des tranquilisants avec ma généraliste…
    et le lundi matin, contrôle chez le gynéco pour voir si tout va bien, et c’était bon…
    mais ce fût après que j’ai eu du mal à le vivre…

    maintenant j’ai un fiston merveilleux qui me comble de bonheur !

    bises…

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  10. Izz

    Nous étions en plein « essai bébé ». J’avais des cycles complètement anarchique du coup à chaque cycle j’avais une petite semaine d’espoir avant de voir les saignements débarqués. Et puis juste avant de partir pour un périple en moto, j’ai crû me sentir différente, un peu nauséeuse, je me suis dit peut-être, et puis j’ai eu un accident de moto… mais toujours cet état bizarre. Alors, j’ai eu presque 15jours de retard, j’y ai crû et baam, elles ont débarquées. J’en ai pleuré, je me suis dit que j’avais été complètement mytho, que c’était juste encore un cycle complètement atypique.
    Sauf que, 3 mois après, quand j’ai enfin eu mon test de grossesse positif et que j’ai de nouveau ressenti cet état nauséeux si caractéristique, ça a été une évidence que j’avais bel et bien été enceinte et que j’avais très probablement fait une fausse couche (sans doute à cause de ma chute)… :/

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  11. Stussy

    Outch !!! Ça me fait mal au cœur de vous lire et de savoir que vous avez vécu cela contre vos souhaits. Je suis vraiment désolée et attristée :(

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  12. Vertige

    2 fois… j’étais au beau milieu de mes études de sage-femme, chamboulée, à entendre parler à longueur de journée du miracle de la vie, de la chance des autres.

    Ces bébés, ils existent dès que le désir d’eux vient. Il y a la douleur du vide quand on attend trop longtemps, puis la douleur de la perte. On ose même plus espérer; c’est trop douloureux.

    Ma petite fille est là maintenant. J’ai vécu le décès d’une personne chère pendant ma grossesse. Tous ces départs prématurés, ça vous laisse fragile mais d’autant plus reconnaissante de tout l’amour qui est dans votre vie.

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  13. Trolls et Cie

    Merci à toi, je fêterai à la fin de la semaine un bien triste anniversaire, et ton post m’a redonné courage. Amitiés à toutes les mamans du monde.

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  14. juju

    Il y a un énorme tabou sur la fausse couche. Mais chez les mamans, et dans les familles, pas dans le corps médical.

    1ere écho de controle pour ma premiere, ma gynéco dit « y’a quelque chose, mais vous savez, attendez un peu avant de vous sentir maman, ça peut être un oeuf clair ».

    Ma belle soeur a fait une fausse couche à 11 semaines et 6 jours…. 1 jour avant qu’on dise : c’est bon.

    Une fois que tu abordes le sujet autour de toi tu te rends compte qu’en fait, ça arrive très souvent. J’ai fait des recherches, et je ne sais plus où j’ai lu qu’une grossesse sur 4 finissait en fausse couche. C’est énorme. Même que des fois, la fausse couche arrive au moment des suposées règles ou quelques jours après, si bien qu’on ne s’en rend pas compte.

    Pour dire qu’en fait ce traumatisme que nous vivons en tant que maman (parce que bon, tu n’arrives pas à attendre, une fois que le test pipi est positif), est tellement « commun » dans la nature que les phrases les pires viennent souvent de tes médecins eux memes, entre le « vous en referrez un autre » et encore le « c’est très courant ».

    Je ne comprends pas trop bien ce tabou autour d’un malheur qui arrive bien plus souvent que ce qu’on croit… mais je trouve cela bien d’en parler! Bravo!

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  15. maviedemere

    Sujet trop tabou je trouve !

    J’ai aussi fait une fausse couche en aout 2010. Des saignements un jour, plus rien le lendemain, et a nouveau du sang le jour 3. Prise en charge très mauvaise de la part du CHU ou j’ai appris la mauvaise nouvelle et ou j’ai subi un curetage.
    J’ai mis beaucoup de temps avant de m’en remettre même si je le montrais pas. Je me suis renfermée sur moi même pendant plusieurs semaines, et les « t’inquiètes pas la prochaine fois sera la bonne » « ça arrive moi j’en ai fais 2/3/4″…
    A croire que les gens ont oubliés cette douleur même si c’est quelque chose qu’ils ont vécus.

    Et je crois que le summum c’était que ma meilleure amie était enceinte de 3 semaines de moins que moi quand j’ai fais la FC, alors quand je vois sa puce je me dis que j’aurais du avoir un enfant du même âge. (Mais quand je vois mon fils la douleur s’estompe !)

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  16. sweetyfawn

    cet article me touche profondément.
    9 fausses couches et 2 IMG (intérruption médicale de grossesse) dont une à 4mois, on fait avec mais on oublie jamais.

    Merci de souligner que cela est encore extrêment tabou

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  17. la mère cane

    C’est très douloureux. On préférerait ne pas avoir su…Et puis savoir ça fait bien mal. On finit par imaginer qui aurait été cet enfant ect ect … Et puis la peur aussi que ça recommence. De ne pas pouvoir. Il faut avancer tout de même. Dans l’espoir d’a nouveau porter la vie.

    Répondre
  18. stella

    Ca n’est JAMAIS « pas grave ». Certes c’est banal et courant, mais dans sa chair c’est un moment où tous les films de la vie se télescopent et tous les espoirs permis et interdits s’entrechoquent.
    Pour moi 2 fc entre bb2 et bb3, beaucoup de remises en question du projet familial, de doutes sur ma capacité à encaisser ces chocs et l’idée de prendre encore le risque.
    Finalement bb3 arrivé après une grossesse très difficile, sans doute rendue encore plus difficile par ce sentiment paradoxal de ne pas vouloir trop s’y accrocher, au cas où…
    Aujourd’hui en regardant bb3 je me surprens parfois à penser que j’ai beaucoup de chance de le connaître lui, que ces fc m’ont donné la chance de le connaître, et j’ai une pensée émue pour ces bb qui n’existeront pas ailleurs que sur mon dossier médical mais qui ont pourtant une place très importante dans notre histoire familiale.
    Soyez fortes !

    Répondre
  19. stella

    Ca n’est JAMAIS « pas grave ». Certes c’est banal et courant, mais dans sa chair c’est un moment où tous les films de la vie se télescopent et tous les espoirs permis et interdits s’entrechoquent.
    Pour moi 2 fc entre bb2 et bb3, beaucoup de remises en question du projet familial, de doutes sur ma capacité à encaisser ces chocs et l’idée de prendre encore le risque.
    Finalement bb3 arrivé après une grossesse très difficile, sans doute rendue encore plus difficile par ce sentiment paradoxal de ne pas vouloir trop s’y accrocher, au cas où…
    Aujourd’hui en regardant bb3 je me surprens parfois à penser que j’ai beaucoup de chance de le connaître lui, que ces fc m’ont donné la chance de le connaître, et j’ai une pensée émue pour ces bb qui n’existeront pas ailleurs que sur mon dossier médical mais qui ont pourtant une place très importante dans notre histoire familiale.
    Soyez fortes !

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  20. maviedemere

    @stella – Je rejoins l’idée de Stella lorsqu’elle dit que ses FC lui ont permis de connaître cet enfant là.
    J’en viens par tout petit moment à me dire « au final c’était mieux ainsi parce que sinon je n’aurais pas connu l’enfant magnifique que j’ai en face de moi »

    Répondre
  21. Sybille

    Merci pour ton article,
    on se sent moins seule quand les autres en parlent.
    Bien souvent c’est tabou ou bien les gens pensent que ça n’est pas grave.
    Non physiquement bien souvent ce n’est pas grand chose mais moralement qu’est ce qu’on en bave.
    La perte de l’enfant (pour moi à 3 mois de grossesse) qu’on a imaginé, projeté,qu’on a senti vivre c’est tellement douloureux.
    On m’a déjà dit « celles qui n’ont pas vécu ça ne peuvent pas comprendre » et je pense que c’est vrai car même des gens très proches de moi, sur qui je pensais compter lors de mes moments de détresse n’ont rien compris.
    Ils ont vu ça juste comme un « incident ».
    Pour moi c’était bien plus grave que ça.

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  22. nounours

    A voir le nombre de commentaire, on voit bien que cet article est important! il « autorise » toutes les femmes a parler de leur(s) fausse couches. precoce ou non c’est toujours douloureux ! tout ces mots de medecins ou de parents sont si durs a entendre  » c’est que ca ne devait pas tenir » , « c’est pas grave il vaut mieux que ca t’arrive maintenant que plus tard dans la grossesse », recommence tu t’en remettras »……. même si ils ne sont pas faux.
    Je fais partie de ces femmes qui ont souffert apres une fausse couche (une precoce et l’autre moins) ! et meme si pour me proteger sur le moment je n’en parlais que tres peu , j’en parle maintenant beaucoup plus facilement! il fait partie de ma vie de femme, de ma vie de mère et aussi de la vie de mon fils!

    Répondre
  23. iloyame

    Et oui moi aussi je fais partie de ce « groupe », celles qui ont fait une fausse couche. La 1ère c’était juste avant ma 1ère fille, il y a maintenant 15 ans. Nous étions à un week end de ski avec mon mari (qui ne l’était pas encore) et des collègues de travail puisque ce week end était organisé par mon boulot. J’ai fait un test parce que nous voulions un bb et il était positif, mais très clair….. 2 jours après saignement, donc je me suis dit que c’était un faux positif. On rentre à la maison et 2 semaines après mon mari partait en voyage scolaire avec ses élèves à New York, et moi les saignements ne s’arrêtait pas. Prise de sang et quand j’ai su que c’était un FC, je me suis effondrée, mon homme loin, très loin de moi et moi toute seule pour gérer ça. Ce fut très difficile. Je ne sais pas comment lui il le vivait à des milliers de km et absent pour 15 jours. 8 mois après je suis retombée enceinte, de cette jeune demoiselle qui a maintenant 14 ans et qui est un amour, mais au début je n’avais vraiment pas l’esprit tranquille. Puis nous avons décidé d’en avoir un 2ème, et là rebelote, re fausse couche mais cette fois un peu plus tardive, à 2 mois et demi de grossesse, direction les urgences pour cause de saignement, doc de garde qui s’apparentait à une sorcière, qui te laisse sortir avec tes peurs sans chercher à t’apaiser un peu. Je vais au toilette chez ma mère et c’est là que bb est tombé, je n’ai pas pu tirer la chasse d’eau, c’est ma mère qui l’a fait pour moi, j’imagine la difficulté pour elle. On m’a dit d’attendre un peu pour retenter de tomber enceinte, je n’ai pas voulu et je suis retombée enceinte 2 mois après. Je ne supportais pas qu’on me dise d’attendre mon corps voulait un autre bb tout de suite maintenant, ma tête aussi. Pour ma 3è grossesse heureusement je n’ai pas vécu ça, bb est arrivé et c’est accroché tout de suite.
    Le plus difficile dans tout ça, qu’on me dise à chaque fois « c’est la nature qui fait bien les choses, il n’aurait pas été normale ou ceci ou cela ». J’ai croisé une amie il y a quelques temps qui venait de faire une fc, je lui ai dit l’inverse de tout ce qu’on m’avait dit, que c’était normal d’être en colère, triste, d’en vouloir aux autres femmes qu’on croise et qui sont enceintes, et ça lui a fait du bien d’entendre ça, elle se sentait normale.
    Voilà, quel roman j’ai écrit, mais il est vrai que c’est un sujet tellement personnel qu’en général on en parle à personne et j’ai l’impression que même les futurs papas ne nous comprennent pas.
    Je ne vis pas avec ces souvenirs là, j’ai mes 3 grands enfants à mes côtés qui me remplissent de joies (ils ont 14, 12 et 9 ans maintenant), je les aime plus que tout, mais mes 2 fc font parties de notre histoire familiale.
    Bon courage à toutes celles qui malheureusement passent par cette difficile épreuve.

    Répondre
  24. Cathy

    Avant ma fille, j’ai fait une FC alors que j’entamais la fin de mon troisième mois…
    Depuis, mes deux enfants sont ados mais au fond de moi, j’ai toujours cette question en tête, fille ou garçon ? Et pourquoi moi, nous…
    La cause, une rubéole…
    Malgré les années c’est toujours omniprésent
    Courage @ celles qui passent par ce mauvais moment et merci de m’avoir permis d’évacuer…

    Répondre
  25. hanae combines

    on voit dans les commentaires que l’on est beaucoup à l’avoir vaicu malheureusement. Elle s’est passée en juin pour moi, j’ai du mal à en parler encore. J’en etais à 3 mois… bises

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  26. La Maman Sauterelle

    J’ai également fait une fausse couche l’année passée… Et pis, juste après la p’tite graine sauterellienne s’est accrochée… Alors je me dit que c’est un mal pour un bien. Si je n’avais pas perdu ma poussière d’étoile, je n’aurais pas eu ma merveilleuse petite fille.
    Très beau billet en tout cas. Merci pour ton hommage.

    Répondre
  27. annouchka

    C’est un très joli billet <3
    Au début de ma grossesse, je suis allée aux urgences car je perdais du sang à 5 SG, et à l'échographie le médecin n'a pas vu correctement l'embryon ni entendu le coeur. Il pensait que je faisais une fausse couche et m'a demandé de revenir deux jours plus tard pour prendre la fameuse pilule pour l'expulsion si mes résultats de prise de sang confirmaient la fausse couche. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps les 48h qui ont suivi avant d'avoir mes résultats (positifs !) et je peux maintenant comprendre la douleur d'une femme enceinte qui perd son bébé, car je l'ai ressenti (même si mon bébé était bien accroché et que ma tristesse n'a duré que deux jourq). Grâce à cette mauvaise expérience, j'ai su à quel point j'avais envie de ce bébé…
    Alors non, une fausse couche ce n'est pas "tant pis, c'est rien tu en auras un autre de bébé", et ça laisse des séquelles émotionnelles.

    Merci pour ce bel hommage à toutes celles qui ont connu ce malheur.

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  28. PurpleNessa

    Quel beau texte… Et quelle douloureuse épreuve pour toi.
    Toutes les femmes souffrent de cet évènement, et aucune ne devrait souffrir toute seule.

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  29. Lnounett

    Moi aussi 2 fausses couches à la suite mais maintenant il est là, notre bebe tant attendu… Mais je n’oublierai jamais la souffrance, l’attente, l’incomprehension, la solitude et ce manque de soutien du corps médical (c’est tellement banal)
    Merci pour ton texte.

    Répondre
  30. Peps

    Tout vos témoignages sont poignants. Ils évoquent en moi une période très douloureuse. Enceinte de notre premier bébé à 12 SA nous nous rendons à la première écho. L’échographe commence l’examen et là tout s’écroule, notre bébé notre premier enfant était mort depuis un mois, sans saignement, rien. nous avons été très bien pris en charge par les gynécos humains, réconfortants…j’ai du faire un curetage, mis à part la douleur de voir cette grossesse se terminer, tout s’effondrer, j’ai (mon mari aussi) été traitée comme une merde par le personnel paramédical, qui voulait me forçer à déjeuner (je devais etre à jeun), le combat à durer 30 min me faisant disputer pour que finalement elle se rende compte qu’elle s’était gourer de patiente.
    je me suis faite jugée, malmenée, me suis pris des reflexions comme si j’avais recourt à une IVG et même si ça avait été le cas elles n’avaient pas à être aussi odieuse! Mon mari s’est fait jeter de la chambre etc..un enfer! Elles ont oublié de me dire que le médicament allait provoquer des contractions et que j’allais avoir mal…

    Ensuite à la maison ça a été très dur, qu’ai-je fait de mal ??? est ce que je suis capable de porter un enfant ?? pourquoi moi ???

    J’ai eut mon curetage le 8 novembre 2001 et Quentin est né le 8 novembre 2002 joli clin d’oeil de la vie !!!

    Répondre
  31. La Femme coupée en deux

    … Océan est le nom de l’enfant que j’aurais dû, que j’aurais pu avoir… Je n’en parle jamais. Aux yeux du monde il n’aurait pas eu de « légitimité », puisque son père était marié avec une autre. Ceci explique peut-être en partie cela. On se console comme on peut.

    Répondre
  32. Secret Mum

    J ai fait 2 fc ….
    dure moment !! 1 premiere a 3 semaines et la 2 eme à plus de 3 mois :(
    Ct difficile comme un sentiment d’injustice de haine de tristesse …
    J ai jamais oublié
    quelques soit l age de la grossesse , sa marque et sa reste une douloureuse epreuve

    Répondre
  33. marie.cotcot

    3 fausses couches pour moi…
    Pour la dernière, j’ai eu un curetage le 17 aout 2010. Et depuis, j’ai eu mon fils, il est né le 17 août 2011, comme pour effacer le mauvais souvenir de l’année précédente.
    On s’en remet, mais ça laisse des traces. Toute ma grossesse, j’ai eu peur de perdre mon bébé. Je ne voulais pas penser à lui, je ne voulais rien préparer et je ne lui parlais pas. Trop peur de m’attacher et de le perdre.
    Et oui, c’est un sujet tabou, alors merci de l’évoquer sur ton blog, moi je ne me sens pas encore capable d’en parler vraiment.

    Répondre
  34. Aileen

    J’ai fait une fausse couche moi aussi. Entre mes 2 enfants, à 8 SA. Une fausse couche précoce certes mais je savais que j’étais enceinte dès la première semaine (j’avais bien calculé mon coup, l’ovulation, tout ça). Alors 6 semaines de grossesse c’est long quand même, on se projette déjà, dans mon cas on imagine tout de suite la fin de grossesse, on espère que l’on ne connaitra pas un second préma et on finit par en oublier que ça peut merder dès le début…
    J’ai eu des saignements, j’ai flippé, je suis allée aux urgences tout de suite, ils voyaient rien sur l’écho mais ne disaient rien non plus. Je suis rentrée chez moi avec comme consigne d’attendre tout simplement. Dès le lendemain j’ai saigné comme une malade, j’ai eu super mal au ventre et je savais en moi que c’était fini. J’ai pris une semaine de congé tellement j’étais mal.
    Un mois et demi plus tard je suis retombée enceinte, j’ai flippé les 3 premiers mois de la grossesse, peur de le perdre et j’ai flippé aussi après, peur de la prématurité… Heureusement que je suis une fille plutôt positive, ça aurait vraiment pu être pire niveau moral.
    Et le Petidom est là, en pleine forme, tellement d’ailleurs qu’on en oublie presque cette FC…

    Répondre
  35. Anne

    Je suis passée aussi par cette « case » là il y a bientot 3 mois. Finalement bien acceptée au début, cette fausse couche très précoce est devenue obsédante au fi des cycles… et des annonces de grossesses qui pleuvent autour de moi.
    Difficile aussi car pour mon conjoint, cette fausse couche est arrivée tellement tôt qu’il n’y avait rien… Donc, je n’ai pas le droit d’être triste….

    Répondre
  36. annabouba

    Il est vrai que le sujet est hyper taboo…
    Chéri a des amis qui ont une petite fille d’un an, et j’ai appris récemment tout le parcours du combattant qu’ils ont mené pour pouvoir mener cette grossesse à terme… Fiv et compagnie.. Et aussi plusieurs fausses couches..

    Je sais que ce sont les copains de Chéri, j’en suis donc moins proche, et c’est peut être encore plus difficile d’en parler entre hommes. Mais ça m’a fait quelque chose de ne savoir ça que maintenant.

    Je me doute que les personnes qui vivent ces moments difficiles n’ont pas envie de le crier sur les toits…

    Répondre
  37. Koso

    Salut , Le 29.mars.2012 J’ai eu une fausse Couche …je suis vrémment boulverssé

    j’étais encainte de 16 semaine , le bébé étais une surprise pour moi je m’y attendais pas je n’ai que 19 ans mes parent n’auront jamais accepté l enfant car le père et algerien et moi kosovarde jamais mes parent aurais accepté .. j’ai eu bcps de momment d’ésitation pour le garder mais je pouvais pas priver la vie a c ptit ange il a rien demander lui .donc j’ai decider de le garder et d’en parler a mes parent plus tard .. mais ce matin la j’ai eu mal en bat du ventre de tres forte douleur je suis aller voir moi génc et aller a l’hopital car je commenssais a avoir des contraction ma mere ma accampagner elle n etais pas aucourrant de ce que il ce passe .. arriver a l hopital en ma fais tout le teste le coeur de mon bébé batais encore mais il voulais sortire . j’ai fini par accouché naturellement et di a ma mere seulemment le lemp demain de l’acouchemment se ke il sais passé car elle sen ai douté … je Repense chaque joure a mon enfant je suis vrémment trisste j’étais préte a tout quitter pour lui …

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  38. azelys

    Bonjour, suite à ta touchante publication je t’invite à découvrir la journée du souvenir des bébés d’ici et d’ailleurs organisé par l’Adep56 qui accompagne beaucoup de parents ayant connu VIF, IMG, fausse couche, mort subite du nourisson etc….que je presente sur mon blog.
    http://leptmondedazelys.blogspot.fr/2012/04/journee-la-memoire-des-bebes-dici-et.html
    bonne continuation et merci pour toutes ces mamans qui peuvent se sentire bien seul de parler d’un tel sujet :)

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  39. mamange

    Mamange d’un petit garçon Kylian,

    Tout d’abord merci d’avoir osé parler parce que je pense aussi que c’est un sujet tabou,
    Quand j’ai su que j’étais enceinte ce fut le plus beau jour de ma vie, j’étais heureuse de porter la vie les larmes de joies on coulé toutes seule, mais la vie en a décidé autrement pfffff :/
    Quand j’ai appris que j’étais enceinte j’étais a 3mois de grossesses, c’était en juillet 1 moi après donc le 11 août 2013 j’ai fais une fausse couche JAIME PAS DIRE SA GRRRRRRRRRRRRRR
    et le monde c écroulé sur moi j’ai mal au coeur, les infièremere ne comprennent rien elles sont méchante c’est comme si elles n’avaient pas de coeur !!!!!!!! G l’impréssion que personne me comprend même pas mon homme, G l’impréssion d’être la seule a y penser, a en parler, l’impréssion d’être seule est lourde a porter, BREF tout sa pour dire je comprend toutes c « mamange » et je n’ai toujours pas d’enfant pour moi cela devient une oppsécion

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  40. Animée

    La première, je n’ai compris ce qu’il s’était passé que bien plus tard, en reconnaissant les pertes si particulières (et les douleurs!) d’une fausse-couche…
    Nous étions en voyage de noces, en Afrique. J’avais du retard. Ca « travaillait » dans mon ventre. J’avais compris !! :)
    Et puis j’ai perdu beaucoup, beaucoup de sang, et ai eu très mal. Ce n’était pas des règles ! Mais j’ai mis un voile là dessus…

    2 mois après, j’étais enceinte de notre fils, qui a aujourd’hui 7 ans.

    La deuxième fausse couche, je l’ai apprise chez le gynéco. Un type sympa, mais je dois dire que le : « oh, c’est rien, c’est une PETITE fausse couche » m’a beaucoup tourné dans la tête… J’avais déjà entendu de sa part : « je vais faire un PETIT décollement des membranes », je vais faire une PETITE épisiotomie », « je vais faire quelques PETITS points pour recoudre (sans anesthésie) ». Bref, j’avais bien compris qu’avec lui, « PETIT » signifiait « attention, tu vas en chier… »

    Le mois d’après, j’étais enceinte de notre fille, qui a aujourd’hui 6 ans.

    La troisième, j’en sors tout juste. Physiquement, j’entends.
    Et autant je peux à présent parler des deux premières (non sans un gros pincement au cœur), autant celle là, je n’ai pas encore les mots… C’est trop frais, trop vif, trop dur.
    Mais ce qui accentue la vivacité de cette souffrance, c’est le déni de l’entourage : une fausse couche, même précoce, ce ne sont pas des règles !! Ca fait mal (psychiquement ET physiquement), c’est très dur à voir et ça crève le cœur !!! Qu’on se le dise enfin pour arrêter de banaliser cette souffrance qu’est la notre !

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    • Madame Parle

      J’espère que tu arriveras à la dépasser. Mais elle doit aussi raviver les deux précédentes.

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      • Animée

        Sûr, que je vais me relever, Madame !
        Nous sommes fortes, nous autres ! :)
        Il faut juste un peu de temps (et un peu de compréhension de l’entourage).
        Merci pour cet espace de partage.

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  41. nanissou

    Bonjour, je vais vous parlez de mon histoire car je me sens si proche de tous c commentaire j ai 25 ans je suis maman dun petit garcon qui a 4ans en 2011 je suis tomber enceinte sans m’en rendre compte sous sterylé hormonale jai eu si mal au coeur mais grace a mon fils g reussi a me relevé en 2013 jai fait une autre fausse couche en juillet a 6 mois de grossesse non expliquer mais le plus dure na pas etait la fausse couche sa a etait la maniere donc le corp medical ma parler « ne pleurer pas et pousser le placinta et pas sorti »  » A 25 ans madame moi je ne penser pas a faire des enfants je finissais mais etude  » « vous etesjeune vous en aurez juska se kil vous sorte pas les oreilles » et jen passe des commentaire ki ne serve ka te demoraliser encore plus .
    Je suis retomber enceeinte en septembre 2013 justeapres retour des regle jai malheureusement refait une faussecouche en octobre 2013
    je nai pas eu de retour de couche et je suis a nouveau tomber enceinte en decembre 2013 et jai perdu le bebe ya une semaine il ne trouve pas se ke jai et se nest pas ube question d age la preuve g 25 ans. Bon courage moi je trouve mon courage en regardant mon fils

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  42. Elodie

    Bonjour! Je suis actuellement en train de vivre une fausse couche, c était ma deuxième grossesse j étais enceinte de 3 ou 4 semaines. C est normal d être triste et déçue mais il ne faut jamais perdre espoir !! Grâce à Dieu j’ai déjà une petite fille qui me comble de bonheur! Courage les filles, soyez fortes!!

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    • Emilie

      Bonsoir je suis également entrain de vivre une fausse couche , mon mari ne me foutien pas du tout au contraire il n est pas gentil sans doute car il ne sait pas comment m aider . Ça fait cinq jours que ca dure . Ca fait du bien de vous lire meme si vos témoignages sont tristes et poignants .

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