L’amour ce sac de noeuds

PlumesJ’aime facilement, j’aime aimer, je suis capable de dire je t’aime en quelques heures.
Mais j’avais perdu le goût de l’amour.
La croyance que la vie c’est mieux quand on est amoureux.
J’ai appris à ne compter sur personne.
À ne pas attendre des autres pour être heureuse.
Je sais prendre des trains seule, choisir des chemins en solitaire, je sais réinventer ma vie et ne pas la subir. 

Voir des amoureux m’énervait.
Je criais à l’imposture.
Tout a une fin le milieu n’est que futilité.

Il n’y a rien de plus dur que de sentir l’amour qui s’éteint.
Cette impression que petit à petit on devient spectateur de nos vies et que l’on y joue la mélodie attendue. Celle de deux êtres en couple.
Celle qui doit être par dessus tout.
Et puis les enfants.
De temps en temps des failles de lucidité me plongeaient dans un abîme de torpeur.
La peur de l’inconnu, de ne pas survivre à ça.
Je l’attendais, lui ce prince charmant sur son cheval vaillant qui viendrait m’enlever. Celui qui me ferait passer de cette vie de femme mariée à celle de femme amoureuse sans anesthésie et sans douleur.
J’enviais ces familles recomposées ou le bonheur semblait être parfait.
Game over.
Je refermais vite ce livre et continuais ma vie. 

Et puis son choix.
Notre libération. 

La douleur de la perte.
Par dessus tout, j’ai eu mal aux enfants.
Terriblement mal.
L’absence.
Une semaine sur deux. 

Et puis la vie.
La liberté. 

Ces étincelles qui embrasaient mon corps comme jamais.
Cette chaleur nouvelle.
Ces corps encore.
Ces amants d’une heure ou de plusieurs. 

J’ai appris à me reconnaître au travers d’eux.
J’ai aimé ceux qui m’aimaient.
J’ai appris à m’aimer aussi et arrêter de subir.
Oh pas bien longtemps.
J’ai fait de jolies rencontres.
Chacune a eu un sens.
Des mains qui m’ont aidé à passer des moments difficiles.
Des paroles qui m’ont enveloppées de douceur quand la vie était plus dur.
Des caresses qui m’ont permis d’Etre.
J’ai ressenti la passion celle qui brûle plus que de raison.
J’ai connu l’absence.
J’ai connu les silences.
J’ai clôturé des dossiers, j’ai ouvert des parenthèses et espère trois petits points.

Aujourd’hui j’en ai assez des peut être, je veux des certitudes et des évidences.
Je veux regarder cette mer d’un vert émeraude et le partager pour la sublimer.

Je veux rêver pour demain et faire des promesses pour après demain.
Je veux que tu prennes ma main et que tu ne la lâches plus.
Je veux mettre des nuances sur cette palette d’émotion. 

Peut être que c’est donc ça l’amour: mettre des paillettes sur un quotidien déjà chouette.
Peut être que je suis prête…

*****
photos prises sur le port de Saint Malo sous le regard saoulé de mon pré ado d’amour.

IMG_8677 IMG_8673 noeuds 3 noeuds 4 plumes noeuds 4 liens noeuds 6 noeuds 7

7 commentaires

  1. cesdouxmoments

    J’adore ton texte et tes photos ma bichette. J’aime quand tu te livres comme ça sans faux semblant, sans tricherie. Avec toi j’ai l’impression d’être dans une série à la Sex and the City où la femme dans toute sa complexité est à l’honneur. Bref, l’amour c’est un sacré sac de noeud tu as raison et c’est vrai aussi quand on aime quelqu’un et qu’on est aimé en retour. Parfois les noeuds sont visibles et faciles à détacher et d’autres fois c’est un sacré bordel !!! Bisous et j’ai très envie de prendre un verre avec toi bientôt !

    Répondre
    • Madame Parle

      roooo mais ouiiiiiii buvons un cosmopolitan (je sais meme pas ce que c’est!!! )

      Répondre
  2. maman@home

    « ces familles recomposées où le bonheur semble être parfait » … moi aussi je les regarde ces familles mais j’ai franchement du mal à y croire, une famille recomposée c’est sacrement compliqué… en tout cas je te le souhaite ce regard commun vers cette mer émeraude Manue <3 mais je crois que tu fais bien et même très bien aussi de vivre toutes ces choses en ce moment.

    Répondre

Déposer un commentaire

  • (will not be published)