Psychologie positive avec Tal Ben Shahar

bonheurTal Ben Shahar, professeur de psychologie positive à Harvard a donné une conférence à laquelle j’ai eu le plaisir d’assister.
Les prémices de la psychologie positive remontent à 1954 avec Abraham Maslow qui plutôt que de réfléchir aux souffrances des gens souhaitaient s’intéresser d’avantage à ce qui les rendait plus heureux. L’idée était d’analyser et de s’inspirer des meilleurs. Au lendemain de la guerre, ses idées ont été jugées anti démocratiques et élitistes. Il s’est défendu en expliquant qu’il voulait démocratiser l’excellence.

Il aura fallu attendre de nombreuses années pour que la psychologie positive soit reconnue. Elle est basée sur de nombreuses recherches scientifiques qui démontrent son efficacité.

Afin de démocratiser l’excellence Tal Ben Shahar énonce les cinq éléments les plus importants qui expliquent les fondements du bonheur.
– strength: ses forces, ses atouts
– health: la santé
– absorption: être présent au moment, la pleine conscience
– relationship: les relations
– purpose: le sens que l’on donne aux choses

L’idée est d’analyser la vie des gens les plus heureux et de repérer si on leur retrouve des points communs afin de s’en inspirer. Mais chacun peut aussi utiliser les situations qu’il a réussi pour essayer de retrouver les conditions qui favorisent ce bien être.

1/. les forces
Une étude a été faite auprès de plus d’un million de personnes dans 103 pays différents. On leur a demandé si ils pensaient que le facteur de progrès est de se focaliser sur ses forces ou sur ses faiblesses. la majorité a répondu ses faiblesses mais pourtant ceux qui s’épanouissent le plus sont ceux qui mettent l’accent sur leurs atouts. Afin de repérer vos forces vous pouvez d’ailleurs faire ce test en ligne. Les 5 premiers atouts sont vos forces. Dans votre quotidien, au travail les utilisez vous de façon quotidienne? Les personnes les plus épanouies sont celles qui peuvent le faire.
Lors d’un programme de psychologie positive dans une école, une enseignante demanda à un petit garçon en difficulté scolaire quelles étaient ses forces. Il n’en trouvait pas. Elle lui a demandé ce qu’il aimait faire. Il savait jongler, avec 5 balles. La semaine suivante il est venu avec ses balles de jonglage et a montré ce qu’il savait faire devant ses camarades. Ils ont alors voulu apprendre à faire comme lui. Ce petit garçon à partir de ce jour là a commencé à reprendre confiance en lui.
L’estime de soi une fois qu’elle est déclenchée n’a plus de frontière!

2/. La santé
Le stress est une difficulté majeure aujourd’hui dans de nombreux pays, même en Australie. L’OMS parle de pandémie. Mais le stress n’est pas un problème. Ce qui pose un problème est la période de récupération entre les périodes de stress. Il y a 5000 ans il y avait déjà des périodes de stress pour échapper aux bêtes sauvages, aller chasser, mais à l’époque il y avait ensuite des veillées autour du feu. Aujourd’hui nous sommes connectés en permanence, tout va vite, les sollicitations sont multiples. Les personnes épanouies ont des périodes de repos. Boire un café, se dégourdir les jambes faire des exercices de respiration permettent d’atteindre de meilleurs résultats. Les gens heureux ressentent le stress mais savent se ménager des période de répit.

3/. la pleine conscience
Quand on demande aux gens quelle a été leur dernière expérience positive, une situation de plénitude où ils ne faisaient qu’un avec le monde qui les entoure, on retrouvait souvent des réponses telles que: ma dernière augmentation, la fois où je suis tombée amoureux ou encore la naissance de mon enfant.
Les individus les plus heureux citeront, le moment où ils ont parlé à leur collègue, la promenade du matin, le gout du pain frais.
La méditation peut aider à être présent dans l’ici et le maintenant mais la présence au monde peut être partout: dans l’écoute, le travail, les repas, la douche ou l’écriture.Les gens les plus heureux sont présents dans ce qu’ils font. Einstein a dit « il n’y a que deux façons de voir sa vie, l’une en faisant comme si rien n’était un miracle, l’autre en faisant comme si tout était un miracle. » Les gens les plus heureux ont des périodes jubilatoires ou l’ordinaire devient extraordinaire.

4/. les relations.
La qualité du lien entre les individus est le plus gros prescripteur de bonheur. Les pays les plus heureux ne son pas les plus riches mais ceux ou les liens sont importants comme en Colombie avec les liens familiaux ou au Danemark ou 93% des gens appartiennent à des clubs.
Les relations saines se développent autour  des notions d’attitude positive et d’authenticité du lien.
Les gens positifs, sont gentils, généreux, ont des paroles et des actions envers les autres, ils complimentent. Etre authentique c’est être réel, vrai. Les relations entre les gens sont souvent motivées par le pouvoir et l’influence mais les gens les plus heureux ont des relations avec les autres basées sur l’authenticité et le positif.

5/. la quête de sens
La plupart des gens pensent que les grands changements sont sources de bonheur alors que vivre le quotidien en pleine conscience peut avoir un sens.
Le travail peut être vécu comme un emploi alimentaire, un objectif de carrière ou une vocation dans l’idée de quelque chose qui a un sens profond. Même dans des emplois routiniers les personnes les plus heureuses sont celles qui sont capables de donner du sens. Une étude a été faite auprès d’agents hospitaliers dont le travail consiste à faire les lits des patients et le ménage. Ils ont ensuite été rangé dans ces trois catégories. Ceux qui faisaient ce travail pour gagner de l’argent, ceux qui prenaient ce poste comme un tremplin vers un autre et ceux qui pensaient au confort des malades et de leur soutien aux autres professions médicales. Ces derniers étaient les plus épanouis. Cette situation peut aussi être transposée dans le quotidien routinier d’un parent.
Tous les jours, je fais le repas, je donne les bains, je lis la même histoire encore et encore à mes enfants…
je peux aussi voir les choses sur du long terme. Je fais mes repas moi même en choisissant les aliments bons pour leur santé, je fais attention à leur hygiène pour leur bien être futur et je leur lis des livres pour qu’ils aient le gout de l’apprentissage.
Ou encore: je passe deux heures avec mes enfants, c’est une répétition mais quel privilège de passer ces deux heures avec les personnes que j’aime le plus au monde et je privilégie la qualité du temps passé auprès des miens.
Le sens a ceci de vertueux qu’il emmène les autres dans notre sillage.

Alors ok mais mettre en place tout ceci au quotidien n’est pas toujours facile. Je ne mets pas toujours l’accent sur mes forces, je peux avoir du stress, je suis distrait par pleins de choses et ne suis pas en pleine conscience,  mes relations peuvent manquer d’authenticité et de bienveillance et le sens n’est pas toujours là. Comment faire si j’ai pas le choix?

Même un petit changement a un impact significatif et profond sur notre quotidien.

Mais une chose est à savoir: nous devons prendre la responsabilité de nos vies!!!
Personne ne le fera pour nous. Il ‘y aura pas de prince charmant qui viendra nous sauver ni de chevalier sur son fidèle destrier.
Personne ne viendra mais les jolies choses et l’épanouissement sont contagieux. Les autres s’épanouissent aussi à notre contact.
Votre bonheur est votre responsabilité.tal ban shahar

 

tableau récapitulatif flourishing dédicace tal ben shahar

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