Et si se séparer était une bonne idée?

espoirIl y a quelques jours j’ai croisé une connaissance. On se donne de nos nouvelles entre deux portes. Et puis, elle m’avoue à demi mots que sa vie a été chamboulée, son mari est parti du jour au lendemain abandonnant tout le monde après 24 ans de vie commune. J’ai perçu la honte, la déchirure et la tristesse dans son regard.
Et puis comme souvent à mon habitude, j’ai pris le contre pied de tout ça.

Et si on décidait que c’était une bonne chose?

Nous ne sommes pas très aidé dans ce domaine. Toute la société est tournée vers l’amour idéal, le mariage infini jusqu’à ce que la mort nous sépare. Cette idée que nous ne devrions rester qu’avec une seule personne coute que coute.
A s’en oublier, à se fondre en lui, à ne plus être.
Mais la vie peut être autre. On peut avoir plusieurs amours, plusieurs amants. A quoi bon rester enfermée dans un couple si on ne s’y épanoui pas? Encore faut-il s’autoriser à se poser ces questions là.

Certes une séparation est infiniment douloureuse, c’est toute une vie à réinventer.
Mais: c’est toute une vie à réinventer!
Quelle chance!
Prendre le temps de soi. Ca peut faire mal, pour peu qu’on ne l’ai jamais fait, passé d’un cocon familial à un cocon marital. Beaucoup ne se connaissent qu’au travers le prisme d’un autre.
Se retrouver seule face à soi même, c’est réaliser qu’on ne sait pas très bien ce qu’on aime.
Mais c’est aussi l’occasion de le définir!
La galère d’un changement d’adresse, c’est aussi la possibilité de créer un univers qui nous ressemble sans prendre le temps des compromis.
La galère de la solitude, c’est aussi la possibilité de manger à pas d’heure, de prendre un bain pendant des heures, de choisir sa série préférée, d’appeler une amie en piloupilou.
La galère du célibat, c’est aussi la possibilité de séduire, de se découvrir différemment, de n’être plus la femme de, la mère de, mais juste d’être cette femme là avec son désir.

Une séparation ça fait mal, aux enfants, aux parents.
On porte sa douleur mais aussi celle des autres qui se battent eux-mêmes avec leurs propres angoisses de séparation. On se rajoute le poids de la culpabilité de décevoir untel ou untel.
Mais si on s’allégeait de tout ça?

Se séparer, c’est aussi se retrouver!
c’est l’obligation de se dépasser, de puiser des ressources inexploitées.

Quand je lui ai dit ces choses-la entre deux portes, elle m’a dit que c’était la première fois qu’on lui disait ça. Elle a souri. J’ai senti que je lui avais transmis un peu de ma force et que l’espace d’un instant elle s’était autorisée à remettre un peu de couleurs sur son coeur.

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Et pourquoi pas se faire aider d’un coach pour y voir plus clair? Donner la main à quelqu’un de neutre pendant des transitions de vie peut aider à y voir plus clair et faire le tri dans les émotions de tout le monde! Je vous ai dit que j’étais aussi coach?

8 commentaires

  1. LMO

    Je te rejoins.
    Je ne pense pas à la séparation, je suis heureuse dans mon couple… Mais, si je sais que je serais dévastée si mon mari me quittait, je sais aussi que je saurais rebondir et que le deuil durerait un temps…
    Il y a du bon et du mauvais dans chaque situation, des avantages et des inconvénients.

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  2. Celine

    Ce point de vue est intéressant . Je réfléchis beaucoup sur le couple en ce moment et je me faisais un peu la réflexion inverse : je trouve que la société’ actuelle nous incite plutôt au couple éphémère ( on n’a Qu’une vie, pourquoi ne pas changer…) alors je me demande si le fait de ne pas se séparer mais au contraire de trouver un autre chemin quand’ celui qu’on avait choisi n’est pas épanouissant n’est pas tout aussi enrichissant. Bien sûr quand on est quitté, on n.a pas toujours ce choix et c’est réconfortant de voir les choses’ ainsi. Je ne sais pas si je m’exprime très clairement mais si parfois on s’egare dans son couple, il me semble que le considerer comme une constante dans sa vie peut être une force, une façon de se réinventer , une façon de se dépasser… pour garder cette ligne. Finalement découvrir cette façon de voir opposée relance ma réflexion …

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    • Madame Parle

      je suis d’accord avec toi sur l’idée qu’il ne faut pas se précipiter, ne pas se quitter à la moindre difficultés. Je comprends aussi l’idée de constante. Mais ca dépend de ce que l’on vit. Vivre pour un amour passion est une illusion en revanche se donner la chance d’être avec quelqu’un qui est plus en phase avec ce que nous sommes ca me parait important.
      C’est vrai que ce sujet est intarissable!

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  3. lexou

    Je suis enfant de couple divorcé, je sais ce que j’ai vécu, ce que je n’aimerai pas faire vivre si jamais…Je sais aussi ce que je suis, si cela devait m’arriver.Malgré une situation très difficile qu’est la séparation, surtout quand il y a des enfants, parce que ca change tout, le plus difficile est sans doute de se déshabitué de ses habitudes passées pour s’en créer à soi, à ceux qui nous entourent, des différentes. Il n’y a pas d’idéal, de couple idéal , de famille idéale, l’idéal c’est quand on se sent soit même heureux et bien dans ses baskets je crois…

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    • Madame Parle

      tout à fait d’accord avec toi. Il y a autant de situations que d’êtres humains.
      Merci pour ce commentaire!

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  4. Milanette

    Une psychologue, que je voyais après mon divorce, m’avait dit cette phrase alors que je culpabilisait à mort pour mes enfants : « vous leur montrez aussi que vous recherchez le bonheur donc ne culpabilisez pas, c’est important la recherche du bonheur ».

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  5. Alex - Blogdesparents.fr

    Si mon couple ne va pas bien, je ferai tout pour que ça marche…Même à faire semblant je pense…Mes enfants passent avant tout…Je ne veux pas me séparer d’eux, ni qu’ils ne voient pas leur père…Je ne sais même pas si j’arriverai à remonter la pente… Y’aurait vraiment trop d’impact, je n’ose imaginer !! Heureusement que tout va bien !!!

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