Patrick Bruel, maux d’enfants, des sushis et moi!

Patrick Bruel et moi

Hier j’ai vécu un truc de dingue, j’avais rendez-vous avec mon adolescence. Cette jeune fille boutonneuse amoureuse de l’amour prête à s’enflammer face à un regard de braise d’un beau brun ténébreux. Le coeur qui palpite, les mains moites, la gorge nouée, j’étais elle.

Hier j’avais un rendez-vous très spécial avec Patrick Bruel. Lui, moi et quelques autres, peu. Cet homme je l’ai aimé dans mes oreilles, j’ai été sous le charme, j’ai fantasmé au milieu de milliers d’autres. Je rêvais d’être Une. Cette voix si chaude, ce sourire craquant m’avaient bercés à l’orée de mes 17 ans.

La Seine a coulé sous les ponts, je l’ai suivi de loin dans sa carrière, prenant chaque fois du plaisir à le voir aux Enfoirés, ou à la télé. Le 30 mai un peu par curiosité je suis allée à son concert. J’en suis sortie totalement charmée, je vous le racontais à chaud.

Hier, je ne voulais pas être la quiche béate, j’avais envie de dire des trucs intelligents. Ca ne se prépare pas trop de dire des choses philosophiques sur commande… Je me suis un peu renseignée, j’ai lu deux trois infos sur le net, ai écouté le tomcast de Thomas. Je me suis surtout dit que jevoulais profiter à fond de cette rencontre. Ne pas prendre trop de photos pour ne pas ressentir les choses par procuration mais être pleinement là.

La rencontre a eu lieu dans une école primaire de Boulogne à l’occasion du tournage du clip de la chanson maux d’enfants. Patrick est là à quelques mètres de moi à l’aise dans son rôle de prof. Les prises s’enchainent et il garde son sourire. Entre chaque scènes il signe des autographes aux enfants. Il fait attention à ne pas en oublier un seul.

La pause déjeuner a été l’occasion d’échanger un peu plus avec lui. La discussion est franche et sincère. L’homme est à l’aise et répond sans détour à nos diverses questions. Il sait aussi tacler avec classe, un brin  dragueur et un charme fou!

La chanson maux d’enfant est sans doute sa préférée de l’album. Le sujet lui tient à coeur et il veut sensibiliser les jeunes à ne pas rester seuls devant leurs écrans si ils sont victimes de chantages ou autres perversités. Il est fier que sa chanson serve de support à la prévention dans les collèges. Il avait envie d’un style musical un peu différent et malgré les réticences de son équipe il a foncé, comme il l’avait fait pour son album de reprises des années 30. Il voulait un duo avec un chanteur contemporain. La Fouine a écouté la chanson et en 20 minutes a écrit sa partie. Le clip sortira fin mars. Patrick n’est pas un novice dans le milieu du rap il avait d’ailleurs produit la chanson chacun fait (c’qui lui plait) dans les années 80. Il a hâte de voir le résultat du tournage de ce clip. A suivre très prochainement.

Nous abordons pleins d’autres thèmes à bâton rompu. Notamment la campagne « mettez du rouge » lors de la journée des droits des femmes. Le principe est de faire le buzz en postant une photo d’homme avec du rouge à lèvres. pour la petite histoire il a dû faire la photo entre deux avions et c’est en utilisant du maquillage d’exposition du duty free de l’aéroport qu’il l’a faite! Contrairement à l’année passée il s’est fait aider.

Patrick Bruel est un père attentif. Il a la garde de ses enfants une semaine sur deux. Il ne peut se passer de ses fils bien longtemps sous peine de faire des trucs bizarres. Alors il organise sa vie autour d’eux. Pendant toute notre rencontre il s’assurait que le tournage se terminerait tôt pour aller chercher ses enfants qui avaient un cours de taekwondo. Il voulait y être. Il communique beaucoup avec eux. La paternité est quelque chose de viscérale et le plus dur c’est les mois de tournée ou les dates s’enchaînent mais il ne peut jamais s’éloigner trop longtemps.

J’ai eu à coeur de lui demander si il avait des scoops sur le retour de Jean Jacques Goldman. il m’a d’ailleurs avoué être lui même un grand fan. Il admire le travail de ce chef d’orchestre des Enfoirés, ce rendez-vous annuel incontournable.

Et le poker? Deux ans qu’il n’avait pas participé à un tournoi, alors il était satisfait de s’être classé 4ème à Los Angeles la semaine passée. L’occasion d’aller diner avec Johnny. Ce genre de phrases nous rappelaient le caractère complètement fou de cette rencontre. J’ai d’ailleurs eu un peu de mal à manger mes sushis captivée par cet homme assis en face de moi.

Il s’est prêté au jeu des selfies et autres dédicaces avec patience et bonne humeur. Il a été attentif tout du long aux propos de chacunes, posant tour à tour des questions sur nos blogs ou rebondissant sur nos anecdotes.

Les deux heures ont été magiques et uniques. Nous étions toutes conscientes de notre chance d’être là. Un grand merci à ma douce fée Lisa et Thomas.

J’ai profité à 200% de ce moment et j’en démêle aujourd’hui chaque seconde. La gamine parmi des milliers y a croisé la femme que je suis devenue, unique, comme ces moments.

****

La rencontre est à suivre également sur les blogs de Cynthia, Isa, Carole, Amélie, Fanny et DeeDee.

23 commentaires

  1. Béatrice

    Quel joli billet !
    (ps : j’aime beaucoup l’extincteur, sur la première photo … il est « chaud » à ce point le Patrick ? ;-) )

    Répondre
  2. selky

    rho là là que ça devait être chouette, je t’en veux un peu… (les photos et ton texte son top !!)(Patriiiiiiiiick aussi)

    Répondre
  3. Carole Nipette

    :) c’était vraiment un truc de dingue la vérité ! j’étais dans le même état que toi en plus timide !
    mon billet est paru ce matin…

    Répondre
  4. Julie Roz'

    Cela paraît si simple et si extra-ordinaire pourtant, quelle belle rencontre, j’ai eu vraiment plaisir à lire ton récit <3

    Répondre
  5. Djahann

    tu racontes si bien qu’on a l’impression d’y être ! Je crois que j’aurais été trop intimidée , en souvenir du grand amour que j’avais pour lui il y a…20 ans ! Ah ouais, ça ne nous rajeunit pas !

    Répondre
  6. L.

    Quelle chance! Moi aussi j’étais totalement fan, je me souviens l’avoir vu aux Francofolies en 1995, souvenirs souvenirs :)
    Lors d’une telle rencontre je suis sûre que j’aurais fait la godiche qui ne dit rien. C’est super d’avoir pu lui poser des questions.

    Répondre
  7. Camilla Gallapia

    Quelle journée de dingue tu as vécu ! J’imagine que quand on se couche le soir, ça doit paraître irréel… Merci de nous avoir fait partager ce joli moment avec ton récit !

    Répondre
  8. Maman est au musée

    Je n’ai qu’un mot : wahouuuh ! Il est parfait cet homme en plus ? Tu fais aussi ressurgir l’ado qui est en moi. Je suis jalouse tu t’en doutes aussi ! Et tout cas ton article est très simple et parait sonner très juste. J’ai presque eu l’impression d’y être avec toi.

    Répondre
  9. Sophie Kune

    En effet, l’extincteur de la première photo est très éloquent ;-) Très bel article Emmanuelle. Je suis très curieuse d’écouter la chanson maintenant et tu m’as vraiment sensibilisée sur la façon dont le sujet de la captation par l’écran sur les enfants pouvaient être abordé par Patrick Bruel. J’aurai aussi été intéressée par sa façon de vivre sa paternité. Car quand on voit le beau gosse de notre adolescence, on a du mal à imaginer le papa qu’il est devenu finalement. Enfin, je ne parle que pour moi bien sur ;-)

    Répondre
  10. Pitch

    Pfiouuu patrick je connaissais ces chansons par coeur quand j’étaie adolescente.
    Je t’envie de l’avoir rencontré c’est une super chance.
    Faut que j’aille voir son clip de la chanson maux d’enfant.

    Répondre
    • Madame Parle

      j’avoue je suis consciente de tout ca et c’était très sympa!

      Répondre

Déposer un commentaire

  • (will not be published)