Hier au décours d’un reportage hautement intellectuel… sur W9, je vois un couple qui fait une échographie.
Je me suis alors souvenue des miennes durant mes deux grossesses.
Lors de la première échographie de ma première grossesse j’ai été prise de cours. Le mec après avoir labouré mon ventre dans tous les sens avec son liquide blurps (ne voyez rien de cochon la dedans évidemment!), me demande si je veux savoir le sexe de mon futur bébé. Je ne suis enceinte que depuis 12 semaines et ca mouline. Une de mes priorités était de savoir si tout allait bien compte tenu de ma fausse couche. Je n’avais pas pensé répondre à cette question si tôt et puis de toutes façons c’était trop tard, en me la posant je connaissais la réponse.
A boy!
Je le savais, je le sentais.
Depuis les premiers instants j’avais l’intime conviction que j’attendais un petit garçon.
Une chance sur deux me direz vous, certes..
Quand l’échographe m’a annoncé le sexe de mon bébé j’ai été déçue. Non pas de la réponse mais de l’annonce. Il m’enlevait une part de fantasme. cet haricot qui était mien et abstrait commençait à s’inscrire sur cette terre et à déjà m’échapper un peu… J’avais à peine eu le temps de me l’accaparer, me faire à l’idée que déjà il avait un zizi!
Alors quand 3 ans plus tard je me suis retrouvée à nouveau enceinte j’ai tout de suite précisé lors de la première échographie que je ne voulais pas savoir qui squattait mon ventre.
J’avais l’intime conviction qu’il s’agissait d’une fille.
A nouveau je le savais, je le sentais.
Une chance sur deux pouvez-vous encore me dire… certes.
Je voulais la garder pour moi.
Et puis j’avais tellement envie de cette petite fille. Cela ne pouvait en être autrement, un garçon ne collait vraiment pas avec mes sensations.
Lors de la 2ème échographie, quelques jours avant j’en étais malade.
J’avais une trouille bleue qu’on m’annonce que j’attendais un petit garçon, non pas que je ne l’aurais pas aimé, je m’y serai bien sûre faite mais c’était juste pas possible. Ca n’aurait pas collé.
Quand l’échographe a comencé l’examen j’étais dans un tel état de tension que c’était à peine supportable.
Vous attendez une petite fille!
Quel soulagement.
Je me suis mise à pleurer à chaude larme de soulagement, pas d’usurpation d’identité!
C’était le bon moment, juste assez tard pour mourir d’envie de savoir qui était ce bébé là.














Pour moi le meilleur moment était le jour de la naissance. Je ne voulais surtout pas savoir avant et à chaque écho c’était l’angoisse qu’on me lâche l’info par erreur.
J’en ai fais des cauchemars et je comprends ton sentiment d’avoir « volé ».
J’ai gardé le suspens jusqu’au bout, le jour de l’écho morpho l’obstétricien m’a demandé si je voulais savoir et quand j’ai dit non, il s’est dit soulagé parce qu’il aurait du batailler pour y voir
J’avais « peur » qu’on ne voit pendant l’examen mais pas du tout! Le jour de mon accouchement je suis passé pour une extraterrestre, personne ne voulait croire que je ne savais pas.. et personne ne me l’a dit quand j’ai pris bébé ha ha ha
Moi je l’ai su a 5 mois et j’en pouvais plus d’attendre. Je rêvais d’une fille, je sentais une fille, c’était une fille…
C’est important que le désir de savoir ou non soit respecté ! c est au couple de décider s il le veut ou non pas au milieu médical