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Échographie gynécologique : principe, indications et déroulement.

Jessica
Par Jessica
06 juin 2024 38

Le Dr Jean-Philippe Masson, radiologue et président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), nous explique les indications et le déroulement de l’échographie gynécologique. Cette technique permet de visualiser les organes du pelvis de la femme, tels que l’utérus, les ovaires, les trompes (si elles sont anormales) et la vessie.

Qu’est-ce qu’une échographie gynécologique ou pelvienne ?

L’échographie pelvienne est un examen médical qui permet de visualiser les organes génitaux de la femme, y compris l’utérus, les ovaires, les trompes de Fallope, ainsi que la vessie et le rectum. Lorsqu’il s’agit d’une grossesse, on parle d’échographie obstétricale. Cet examen est indolore et n’utilise pas de rayons X. Il utilise une sonde à ultrasons pour détecter d’éventuelles anomalies.

Pourquoi fait-on une échographie pelvienne ? Quelles sont ses indications ?

L’échographie pelvienne est réalisée en première intention dans le cas de douleurs pelviennes, de saignements anormaux ou de masse pelvienne détectée à l’examen clinique. Elle est utile pour diagnostiquer une pathologie gynécologique, confirmer une grossesse évolutive, détecter une grossesse extra-utérine ou déterminer la cause d’une douleur pelvienne ou d’un saignement. Elle est également utilisée pour un bilan d’infertilité, une procréation médicalement assistée ou pour contrôler la position d’un stérilet chez les femmes prépubères.

Ovaires, utérus, trompe : quels organes voit-on sur une échographie abdomino-pelvienne ?

Grâce à l’échographie gynécologique, on peut visualiser l’utérus, les ovaires, les trompes de Fallope (anormales), le rectum (pour détecter d’éventuels nodules d’endométriose) ainsi que la vessie. Cet examen permet de diagnostiquer un kyste ovarien, une masse suspecte, un nodule ou un épaississement de l’endomètre. Il peut également aider à détecter une inflammation sigmoïdienne, qui peut être confondue avec une douleur d’origine gynécologique.

Comment se passe une échographie pelvienne par voie sus-pubienne et endo-vaginale ?

Une échographie gynécologique peut être réalisée par voie sus-pubienne (abdominale) et/ou endo-vaginale. On commence toujours par la voie sus-pubienne et on poursuit par la voie endo-vaginale si nécessaire. Les deux voies sont complémentaires et permettent d’observer certaines structures qu’on ne peut pas visualiser par l’autre voie. Le praticien étale un peu de gel échographique sur le bas-ventre de la patiente avant de déplacer la sonde sur la zone à observer. En cas de besoin de passer par la voie endo-vaginale, le praticien informe la patiente et recueille son consentement. Il insère ensuite la sonde dans le vagin pour explorer les différents culs-de-sac et les organes pelviens. La voie endo-vaginale est souvent utilisée dans le cadre d’une procréation médicalement assistée pour observer l’utérus et analyser la muqueuse utérine ainsi que pour compter et mesurer les follicules dans chaque ovaire.

Comment se préparer à une échographie pelvienne ? Où la faire ?

Pour une échographie gynécologique par voie sus-pubienne, il faut que la vessie soit pleine, donc la patiente doit avoir bu au moins trois quarts de litres d’eau une heure avant l’examen. En revanche, pour une échographie par voie endo-vaginale, il est préférable que la vessie soit vide. En général, la patiente est invitée à venir avec la vessie pleine et si besoin, on lui demandera d’aller uriner avant de passer par la voie endo-vaginale. Une échographie pelvienne peut être réalisée dans un cabinet de radiologie, et les sages-femmes ont les compétences pour effectuer cet examen. Cependant, seuls les sages-femmes titulaires d’un DIU d’échographie gynécologique et obstétricale peuvent réaliser des échographies obstétricales et fœtales.

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