• 486
  • 147
  • 26
  • 247

Évitez le cytomégalovirus pendant la grossesse

Jessica
Par Jessica
09 juin 2024 23

La virologue Dre Christelle Vauloup-Fellous nous informe sur les risques de l’infection par le cytomégalovirus pendant la grossesse, les symptômes à surveiller, le moment idéal pour se faire dépister et les précautions à prendre pour éviter la contamination.

Analyse de l’article :
L’article parle de l’infection à cytomégalovirus (CMV), qui est la cause la plus fréquente d’infection congénitale et peut être dangereuse pour le fœtus lorsqu’elle est contractée pendant la grossesse. Il donne des informations sur la nature du virus, ses modes de transmission, les symptômes de l’infection, les risques pour le fœtus et les mesures de prévention. L’article se termine en mentionnant que, pour le moment, il n’y a pas de traitement validé pour l’infection à CMV pendant la grossesse.

Réécriture de l’article :

Cytomégalovirus (CMV) : qu’est-ce que c’est exactement ?

Le cytomégalovirus (CMV) est un membre de la famille des herpèsvirus. Il est étroitement lié au virus du bouton de fièvre et au virus responsable de la varicelle, selon la virologue Dre Christelle Vauloup-Fellous. Bien que l’infection par le CMV soit généralement bénigne, elle peut représenter un risque grave pour le fœtus si elle est contractée pendant la grossesse.

Le CMV en France : quelles sont les statistiques ?

En France, environ 50 % de la population générale est affectée par le cytomégalovirus, explique la virologue. Il existe deux pics d’infection, qui se produisent pendant la petite enfance et l’adolescence. Les femmes les plus à risque sont celles qui ne sont pas immunisées et qui vivent au contact de jeunes enfants.

Comment attraper le CMV pendant la grossesse ?

La transmission du CMV se fait principalement par la salive, les urines, les sécrétions nasales et les larmes lors d’un contact étroit avec une personne infectée. Le virus peut facilement se propager entre les enfants par contact direct ou par le biais d’objets tels que les jouets, les tétines et les cuillères. Une femme enceinte peut être contaminée en léchant la cuillère du yaourt de son bébé ou en omettant de se laver les mains après l’avoir changé.

Quels sont les symptômes de l’infection à CMV ?

Dans près de 50 % des cas, l’infection par le cytomégalovirus ne présente aucun symptôme. Dans les cas où des symptômes apparaissent, ils peuvent inclure de la fatigue, de la fièvre, un mal de gorge, des douleurs musculaires, des maux de tête et un gonflement des ganglions lymphatiques. Chez les femmes enceintes, les symptômes peuvent ressembler à ceux d’un syndrome grippal, avec de la fièvre, des maux de tête et des courbatures.

Quels sont les risques et les conséquences pour le fœtus ?

L’infection à CMV peut être grave pour le futur bébé. Environ 10 à 15 % des bébés infectés in utero présentent des signes de retard de croissance, des anomalies cérébrales ou des séquelles auditives. Dans les cas asymptomatiques, les séquelles auditives ou neurologiques surviennent dans 5 à 15 % des cas.

Comment se protéger du CMV pendant la grossesse ?

Il n’existe actuellement aucun vaccin pour prévenir l’infection à CMV chez les femmes enceintes. Pour éviter d’être contaminée par le virus pendant la grossesse, il est recommandé d’adopter des gestes d’hygiène simples tels que se laver les mains après avoir changé les couches de son enfant ou l’avoir mouché, éviter tout contact avec la salive (boire ou manger avec les ustensiles du bébé, embrasser sur la bouche, etc.), et ne pas partager le même linge de toilette avec une personne infectée.

Quand faire un dépistage pour le CMV ?

Le dépistage du cytomégalovirus est actuellement effectué uniquement en présence de symptômes chez la femme enceinte ou en cas d’infection dans son entourage. Une sérologie peut être prescrite pour détecter la présence d’anticorps dans le sang.

Quels sont les traitements disponibles ?

Il n’existe aucun traitement validé pour l’infection à CMV pendant la grossesse. Deux pistes thérapeutiques sont actuellement en cours d’étude : l’utilisation d’antiviraux et l’administration d’immunoglobulines spécifiques.

ARTICLE SUIVANT
Médicament OTC efficace contre cystite ?

SUR LE MÊME SUJET