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Rôle et mécanisme de l’immunité adaptative : définition.

Jessica
Par Jessica
22 novembre 2023 19

On sait tous que lorsqu’on tombe malade, on devient « immunisé » contre le microbe responsable. C’est ce que la communauté médicale appelle l' »immunité adaptative ». Mais que signifie réellement cette notion ? Quelle est la différence avec l’immunité « innée » ? Et comment cela est lié à la vaccination ? Les réponses à ces questions.

Analyse et réécriture :

Différence entre l’immunité innée et l’immunité adaptative

L’immunité, également connue sous le nom de système immunitaire, est l’ensemble des mécanismes de défense de l’organisme contre les agents étrangers tels que les virus, les bactéries, les champignons ou les parasites. On distingue deux types d’immunité : l’immunité innée et l’immunité adaptative.

L’immunité innée : une protection dès la naissance

L’immunité innée protège l’individu dès sa naissance et offre une réaction défensive immédiate en cas d’intrusion de microbes. Elle comprend des barrières physiques telles que la peau ou les muqueuses, ainsi que des barrières chimiques comme le mucus, la salive, le suc gastrique ou les larmes. Elle englobe également des mécanismes internes qui empêchent la prolifération des agents pathogènes, impliquant certains types de cellules et de protéines inflammatoires.

L’immunité adaptative : une réponse spécifique et acquise

L’immunité adaptative se développe au fil des années grâce aux contacts avec les microbes. Lorsque ces microbes pénètrent dans la circulation sanguine, l’immunité adaptative produit des anticorps spécifiques pour les combattre. Ces anticorps sont produits par les globules blancs. Contrairement à l’immunité innée, l’immunité adaptative n’est pas immédiate, mais elle devient de plus en plus rapide et efficace grâce aux intrusions répétées de pathogènes.

Fonctionnement de l’immunité adaptative

Grâce à l’immunité adaptative, l’organisme « enregistre » les agents infectieux dans des cellules mémoires. En cas de réinfection, cette mémoire active les lymphocytes B et T dans les tissus lymphoïdes, qui sécrètent des anticorps spécifiques et détruisent les cellules infectées. Il faut environ 2 à 3 semaines pour que ces mécanismes adaptatifs se mettent en place lors d’une première infection.

Vaccination : une immunité adaptative artificielle

La vaccination permet de développer une immunité adaptative de manière artificielle. Elle consiste à injecter un agent infectieux affaibli ou inactivé pour stimuler une réponse immunitaire qui sera conservée en mémoire. Cela offre une protection spécifique contre un microbe, comme le virus de la grippe par exemple.

Immunité adaptative : active ou passive

L’immunité adaptative est généralement active, c’est-à-dire qu’elle implique la mise en mémoire des agents pathogènes dans les cellules de l’organisme. Elle peut être acquise naturellement ou de manière artificielle par le biais de la vaccination. Cependant, l’immunité adaptative peut aussi être passive, lorsque des anticorps spécifiques sont acquis sans avoir rencontré l’agent pathogène. Il peut s’agir d’anticorps maternels transférés par le lait maternel ou d’un traitement préventif impliquant l’injection d’anticorps contre une maladie spécifique, comme le médicament Beyfortus® qui neutralise le virus de la bronchiolite. Ce traitement est recommandé chez les nourrissons.

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