Non, la fessée n’est pas éducative!

COLL-DEVANEY/SUPERSTOCK/SIPA

J’ai essayé de prendre de la distance, de me retenir, de tourner ma langue sept fois dans ma souris mais non je ne peux pas laisser passer ça sans réagir.

J’ai suivi un lien facebook pour tomber sur ce témoignage sur le blog de Graine de curieux dont le slogan est « des idées au quotidien pour grandir ensemble… « Le billet en question est intitulé: « pour certaines fessées ».

L’auteur, une maman de trois enfants s’attachent à vanter les bienfaits de la fessée qu’elle décline en plusieurs catégories: la fessée limite, la fessée réaction, la fessée dernier recours à ne pas confondre avec la fessée défouloir et la fessée humiliation… Après cette phrase j’ai la nausée qui revient… Je ne vous parle pas de son martinet visiblement pas bien loin  dans son placard.

Elle le dit elle même qu’elle a été dans une école catholique qui avait l’air plutôt stricte et semble reproduire l’éducation qu’elle a  reçue…

Le summum de l’horreur est atteint quand elle avoue s’être trompée, en donnant une fessée à sa fille qui pleurait la nuit et l’empêchait de dormir, la dite enfant qui en fait était, dit-elle, brûlante de fièvre…

Ce billet m’a mis et me met encore très en colère.

Chacun fait ce qu’il veut derrière sa porte et éduque ses enfants comme bon lui semble. Mais pour être parent ne faut-il pas à un moment donné se demander ce qui est bon et ce qui l’est moins? Comment peut-on prôner le fait de brutaliser un si petit pour espérer lui faire comprendre quelque chose. La seule chose qu’il risque d’intégrer sera la loi du plus fort, le plus faible se tait, la peur. Alors peut être que les enfants éduqués à coup de marti-fouets sont calmes et dociles mais à quel prix? Quels adultes seront-ils?

L’argument number one est, on s’en est pris enfant et on est pas traumatisé… Certes, mais ne sommes nous pas des êtres qui se différencient des animaux car nous sommes doués du langage? Pourquoi en rester à des comportements si primaires? Souvent les enfants sont tapés pour apprendre à ne pas taper et de s’étonner que ça ne s’arrange pas.

Il m’est arrivé et malheureusement il m’arrive encore de me faire dépasser par une colère impulsive qui vient du plus profond de mes instincts primaires. Je déteste cette partie sombre de moi même et je fais tout ce que je peux pour l’apaiser. Je suis une adulte et j’ai les moyens intellectuels d’éduquer mes enfants autrement qu’à coup de fessées. C’est pas facile tous les jours, je crie, je tape des coussins, je respire…

Je fais ce que je peux avec mes imperfections et je parle, beaucoup, peut être trop…

Je sais que mes principes d’éducation ne plaisent pas à tous et je ne sais qui a raison…

Je suis choquée qu’un billet soit publié sur un blog d’une si grande enseigne, permettant à combien de gens de se décomplexer avec cette violence. Peut être que parmi les 520 likes facebook 500 donnent des fessées occasionnellement mais peut être que 20 sont dans des comportements de maltraitance avérée et à la lecture de ces lignes vont se lâcher encore un peu plus…

Si ce blog peut être un lieu de parole, d’écoute et de partage alors je veux y ouvrir la porte à ceux qui ont besoin de parler qui se sentent mal et isolés.

Non taper un enfant ne devrait pas être un principe éducatif et encore moins un acte étalé avec fierté!

 

 

 

 

 

 

 

66 commentaires

  1. Anne-Laure

    Je sais pas comment donner mon point de vue sans choquer…
    Je suis contre l’éducation violente bien évidemment. Mais je reste persuadée que parfois, en de très rares occasions, c’est la seule façon de faire comprendre que quelque chose est très très très mal ou dangereux.
    Mon gamin qui s’approche d’une prise électrique reçoit une tape sur la main parce qu’à a 1 an, lui dire que non c’est dangereux, il faut pas s’approcher…il comprendra pas. Avec la tape. Il y a une cause à effet : si je m’approche, j’ai mal, alors je m’approche pas. (ce que l’autre appelle « fessée-sécurité j’imagine…)
    Peut-être que je vais choquer, mais tant pis.
    Et Grégory a déjà reçu une fessée. Lassitude, énervement, ras-le-bol, exaspération….J’en suis pas fière évidemment mais que celle qui n’a jamais péché me jette la première pierre.
    Mes enfants savent qu’ils sont aimés plus que tout, ils sont choyés et gâtés.
    Il y a certains parents qui ne pratiquent pas la fessée mais qui, visiblement, ne pratiquent pas l’amour non plus…Et ces enfants sont bien plus manheureux qu’un enfant qui aura reçu l’une ou l’autre fessée dans sa vie.
    Ceci étant dit, je trouve l’article plutôt choquant aussi…

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    • Marc-Olivier

      Anne-Laure, peut-être que ça va te choquer, mais je pense que tu mérites un coup de pied dans le derrière. En effet je pense que c’est la seule manière de te faire comprendre que si les prises électriques sont dangereuses alors il te suffirait de les protéger. Tu vas dans ton Ikea le plus proche et tu achètes des bouts de plastiques qui coûte trois fois rien.
      Si tu as d’autres questions, n’hésite pas. Ridicule.
      En frappant ton enfant la seule chose que tu réalises c’est lui faire comprendre qu’il ne peut pas avoir une absolue confiance en toi. C’est cher payer. Et les protèges prise c’est 2.50 euros le sac de 12. http://www.ikea.com/fr/fr/catalog/products/60098961/

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      • Prinzess

        Je te trouve dur Oo Elle n’a pas dit qu’elle battait son enfant à coup de martinet pour qu’il ne touche pas aux prises, simplement une tape sur la main. Je ne suis pas pour les fessées, mais de là à la diaboliser totalement et traiter les gens de ridicules pour une tape sur la main… Je trouve ça un peu exagéré.
        Sinon, pour les protège prises, c’est bien mais justement, ça risque de rendre l’enfant trop en confiance dans les prises électriques. Et ensuite, il ira dans un autre endroit ou les prises ne sont pas protégées et se fera électrocuter. En associant une tape à l’idée de prise, au moins, il n’y touchera pas.

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        • Working Mama

          Peut-être parce que tu n’imagines pas comme rien qu’une tape sur la main peut faire du mal, au sens strict du terme, à l’enfant qui la reçoit. D’un point de vue purement physique. On parle d’un corps de 80cm face à un corps qui fait au moins deux fois sa taille. Avec un rapport de puissance physique avoisinant le 1 pour 1000. Une tape donnée par un adulte sur la main d’un enfant, ce sont potentiellement des éclatements des capillaires sanguins qui se trouvent à fleur de peau et sans aucune protection chez le bébé. Ca fait mal DANS le corps, ça peut provoquer des lésions graves allant jusqu’à la désensibilisation des doigts. Ce n’est pas moi qui l’invente, ce sont les rapports de l’OMS sur la Violence Educative Ordinaire.

          Une petite tape sur la tête d’un enfant de 18 mois peut faire éclater le tympan, également. Pourtant, une petite tape c’est pas grave non, c’est pas comme si on tapait l’enfant à coup de martinet quand même! Et oui, on n’y pense pas à tout ça, aux conséquences physiologiques invisibles ou pour lesquelles on ne fera pas le lien quand deux plus tard on constatera que l’enfant a des soucis quand il cherche à tenir des objets, qu’il ne les sent pas, ou bien qu’il entend mal « depuis quelques temps ». C’est sûr, tant que l’enfant n’a pas de lésion apparente, une tape n’est pas grave…Il est temps d’ouvrir les yeux et de cesser de justifier la violence sur les enfants! Elle est anormale!

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    • Cha

      Ma fille, 9 mois, s’amuse ces derniers temps à débrancher les prises (aucuns risques, elles sont auto bloquantes).
      Et je peux vous assurer que du haut de ses 9 mois, le NON ferme que je lui dis lorsqu’elle s’en approche, elle le comprend très bien.
      Certes, il faut répéter souvent mais voilà à mon sens ce qu’il faut faire.

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    • Working Mama

      Bien sûr que si un enfant de 1 an peut comprendre quand on lui dit non. Simplement il faut faire preuve d’un peu de patience et redire, encore et encore. Ma fille a un an tout pile. Elle s’approche des prises, que j’ai protégées comme le suggère très intelligemment le commentateur précédent. Mais je lui interdis tout de même de s’en approcher, contrairement à ce que pense Prinzess protéger les prises ne veut pas dire le laisser y toucher du coup vu qu’elles sont protégées. C’est simplement supprimer tout risque d’électrocution parce que OUI, un enfant de 1 an s’en approchera parce que effectivement avant de comprendre qu’il n’a pas le droit il recommencera 123 456 fois et il y a forcément une fois où il testera pendant que sa mère sera aux toilettes. Et bien plutôt que de taper, il suffit d’éloigner le bébé en disant « NON », « STOP », des choses de ce genre. Il ne comprend pas, ou très lentement, non pas parce qu’il provoque ou « refuse » mais parce que son stade de développement fait qu’il n’en est pas capable et que ça viendra doucement, avec la répétition de la consigne et l’augmentation de ses capacités intellectuelles. Lui mettre une tape ne fera pas développer son cerveau plus vite. Taper n’apprend rien à personne, hormis taper en retour et avoir peur du plus grand que soi.

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  2. Mme Statler

    la cartographie de la fessée est … non je ne trouve pas les mots là en fait.
    La fessée alors que tu es réveillée la nuit, c’est honteux! Oui les nuits sans sommeil sont dures, fatigantes tant physiquement que psychologiquement, ça joue sur le couple aussi. Mais si l’enfant se réveille c’est que quelque chose ne va pas. Enfin c’est mon avis.
    je suis comme toi, j’ai une partie « sombre » qui éclate quand je m’y attends le moins. Je la combat. Je ruse contre elle.
    j’ai déjà donné des fessée, et j’en ai honte. honte parce qu’elles ont été données alors que moi j’étais très en colère, que moi je n’arrivais plus à calmer la colère de ma fille, que moi j’étais dépassée par les évènements. Et je me suis sentie tellement, mais tellement conne
    Selon moi les fessées sont données dans ces moments là : quand les parents sont dépassés et finalement ils sont les grands perdants au moment même où la fessée est donnée.

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  3. li26

    Je vois de plus en plus de jeunes filles, au supermarché notamment, qui laissent leurs bambins courir dans les rayons, faire tomber des objets, parfois cassants parfois non, des fruits… et elles soupirent et elles disent « viens ici, fais pas ça ».. Et ça ne change rien et des fois ça se mue en « putain mais t’as pas fini ton bordel, tu me gaves », alors que le ptiot il sait juste marcher et je trouve ça… 100 fois plus lamentable d’insulter un enfant qu’une maman qui assène une petite fessée justement placée pour apprendre à son enfant comment se comporter en public.
    Personnellement je me souviens des fessées que j’ai reçues, non sans raison, un caprice qui vire à l’hystérie dans un commerce par exemple. Le fait est que ça m’a calmée net et que j’ai appris à ne pas tout vouloir et à ne pas faire n’importe quoi.
    Je suis pour le dialogue.. mais pas dans un but de fainéantise où ça soulage la conscience de la mère vis à vis des gens qui la regarde mais incite le gamin à faire n’importe quoi. Une fessée n’est pas maltraiter du moment qu’elle est occasionelle et pas une solution de facilitée. Et pouvoir eu durant mon enfance de nombreuses amies « maltraitées » confiées plusieurs fois à l’assistance publique, croyez moi bien que ça ne se mesurait pas en fessées.

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    • la farfa

      De mon point de vue, je ne vois vraiment pas le coté éducatif des tapes ou des fessées. Oui c’est usant de répéter et répéter et répéter encore. Quand il avait un an, je préférais sécuriser les prises que lui taper sur les doigts si il s’approchait. (technique perso qui n’engage que moi. On n’est bien évidemment pas obligé d’être d’accord.)
      Les fessées et claques apprennent surtout à avoir peur, apprennent que les grands ont droit de taper les petits (que même c’est « pour leur bien »), peut être bien qu’ils vont comprendre aussi le « pas vu-pas pris ». (avis perso)
      Quand aux pitchouns dans les magasins, entre ne rien faire et flanquer une fessée, y a d’autres solutions, comme tenir la main, ou le mettre dans le caddy pour le canaliser physiquement. (la plus radicale étant de ne pas faire les courses avec les gamins, si c’est la galère à chaque fois.) Mais oui, un gamin qui fait une crise dans un magasin, et qui hurle, ça arrive, et ça plait rarement au parent qui n’a que peu de moyen pour arrêter les cris. A part lui dire « Tu te tais sinon tu t’en prends une » auquel cas l’enfant n’a même plus le droit d’exprimer ses sentiments (tristesse, frustration…)
      Accepteriez vous que votre supérieur vous gifle parce que vous n’avez pas fait ce qu’il vous demande? Parce que vous avez contesté ses ordres?
      Cela dit, je vous rejoins parfaitement sur le fait que les violences éducatives ne se limitent pas qu’aux violences physiques.

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      • Marc-Olivier

        Halleluia. Je commencais à croire que personne ne comprenait rien…

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    • Magali

      Entièrement d’accord. Ça me choque beaucoup plus de voir des parents s’exprimer n’importe comment envers leurs enfants, à la limite de l’insulte, des paroles dignes d’adolescents dans la cour du collège, que de voir un parent donner une fessée!

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      • Li26

        Je me permets de compléter quelque peu mon précédent commentaire qui manquait un peu de précision.
        La farfa : je ne dis pas que la fessée est l’égale du dialogue, on ne fait pas des enfants pour leur taper dessus comme sur un punching ballbaux moindres écarts (du moins chez les gens un peu équilibrés). Je vous rejoins sur le fait que combien il peut être usant de répéter en litanie ce qu’il ne faut pas faire et pourquoi à un enfant, notamment en milieu hostile (le supermarché par ex) et je suis bien d’accord aussi que chez un petit enfant, si le dialogue n’est de toute évidence pas compris, la tape ne la sera pas mieux ! La où l’on diverge justement est dans le cas d’un enfant de 8-10 ans qui se comporte très mal malgré les avertissements, de manière provoquante voire insultante et irrespectueuse (ça arrive j’en ai encore vu un tout à l’heure), le standard caprice (disons plutot 7-8 ans) où l’enfant comprend parfaitement ce qui lui est dit. Non forcément mal éduqué car les enfants de cette âge se forgent une personnalité, comment lui feriez vous finalement comprendre ? Je veux bien trouver une alternative plus douce à la fessée si dans le cas présent vous m’en démontrez une :) Néanmoins votre comparaison est parfaitement compréhensible, bien que à débattre sur certains points à mon avis, mais peut etre ai-je des cas trop extrèmes à l’esprit.
        Marc-Olivier : vos propos se rapportent à ceux de la farfa du coup je vous renvois à la partie la concernant. Néanmoins pour avoir vu vos commentaires sur des discussions précédentes, je me permets quand même de vous rappeler que nous débattons ici entre personnes ouvertes au débat et dont les avis divergent mais sont établis de façon constructive. La manière de vous éduquez vos enfants vous paraît certainement être la meilleure et tant mieux je ne suis pas là pour juger vos méthodes mais pour en discuter de façon posée. Je vous convierai donc à en faire de même lorsque vous écrivez ceci « vous meriteriez un bon coup de pied au derrière » concernant l’éducation qu’a choisie cette pauvre dame pour ses enfants. Paradoxalement elle pourrait donc dire la même chose vous concernant. Ce n’est pas une association de malfaiteurs ici où chacun expose la meilleure façon de maltraiter ses enfants mais une discussion respectueuse. Merci de vous en souvenir et d’accepter de façon polie des idées différentes des votres.

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  4. chocoladdict

    ce qui me fait le plus bondir ? parler de fessée pédagogique ..comment peut-on apprendre quelque chose à un enfant en le tapant? j’ai déjà donné des fessées car je me suis laissée emporter par la colère mais ça ne règle rien, c’est juste un geste défouloir en somme et on explique rien à un enfant avec une tape…fixer des règles, des interdits pour moi oui mais autrement …et si on est vraiment excédée comme cette maman la nuit alors on demande à quelqu’un de prendre le relais car même s’il n’avait pas été malade, un enfant qui pleure a besoin d’une réponse et sûrement pas d’une fessée…comme tu l’écris on est tous imparfait, mais de là à l’ériger en exemple comme dans cet article, j’avoue que je ne comprends pas

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  5. Soma

    Que c’est compliqué, que c’est complexe.
    En fait, y’a fessée & fessée. D’ailleurs, c’est flippant que cette maman catégorise la fessée ainsi. Je crois que le risque majeure, comme tu le soulignes, c’est la déviance jusqu’à une maltraitante. Une fessée qui reflète en réalité une violence.
    Je ne suis pas spécialement pour la fessée, mais je peux comprendre que cela peut démanger voire exister par réflexe, parce que l’adulte n’a pas su se contrôler.
    Ma fille a 2 ans & quelques, et j’avoue que parfois, je me sens un peu dépassée… alors elle va au coin ou ds une autre pièce pour se calmer… ms qd elle provoque, je vois bien que je n’y arrive pas avec les mots & je me sens un peu démunie…

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  6. Debora

    Est-ce que …
    Lorsque nous faisons une erreur au boulot, reçoit-on une fessée par notre patron?

    Lorsqu’une femme reçoit une claque de son mari, a chaque fois qu’elle fait quelques choses qu’il ne faudrait pas (d’après lui) est-ce que l’on trouve ça normal?

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  7. lilyla

    oula je peux comprendre que parfois on soit tenté par énervement ou peur mais c’est bien là où on doit jouer notre rôle d’adulte (qui réfléchit) et de parents (qui inculque des valeurs). La fessée, je suis contre et j’en ai peur mais pas … maintenir l’enfant par le bras (en général si on est énervé, on serre … vous voyez le résultat), tirer sur le bras d’un enfant (y’a des risques réels). Perso, les moyens que j’ai à ma disposition sont l’explication EN ME METTANT A HAUTEUR DE L’ENFANT (ça aide à relativiser et se calmer) ou la der des der partir faire pipi ;)

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  8. maman@home

    Je ne peux pas avancer ici que je suis parfaite n’ayant jamais donné de fessée. Mais ce que je peux dire c’est que je n’en suis pas fière, c’est arrivé quelques fois, il y a longtemps mais c’est arrivé. Il me semblait avoir tout essayé, j’étais à bout et j’ai craqué. Ce que j’en retire ? C’est que cela ne sert à rien du tout. Sinon à installer une peur entre l’enfant et son parent, ce que je ne peux absolument établir entre mes enfants et moi. Je veux qu’ils me respectent mais pas qu’ils me craignent alors non il n’y a pas fessée et fessée. Pas d’excuse. Pas de fessée éducative. Taper c’est mal, on a de cesse de le répéter à nos enfants. On ne peut pas se permettre d’avoir ce type de dessus sur un enfant, inimaginable. Impensable également de s’abriter derrière un « ce n’est pas une vraie fessée c’est une tape », trop facile, l’enfant est tout de même blessé, nous n’avons pas le droit de porter la main sur qui que ce soit.

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  9. laetibidule

    Cet article m’a moi aussi choqué !!!
    Alors oui, j’ai déjà donner des fessées sous le coup d’une colère trop violente, mais à chaque fois je me suis senti aussi mal voir plus mal que mon enfant et je l’ai vécu comme un échec de ma part !!!
    Ce qui m’a aussi fait froid dans le dos c’est aussi la tape sur les fesses quand sa fille gigotte sur la table à langer, ça va là elle à 19 mois, elle est en plein dans l’exploration de l’espace, y a d’autres moyens de leur faire comprend qu’ils doivent arrêter de bouger !!!
    Une fessé n’a rien d’éducative, si ce n’est d’enseigner la loi du plus fort !!!
    Bonne journée !!!

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  10. ANNE

    Mettre une fessée à mon fils ainé ça m’est arrivé et à chaque fois ce fut pour moi un constat d’échec dans mon éducation et notre communication. Je suis humaine et il peut m’arriver de déraper mais ce n’est pas éducatif pour moi et cela me laisse à chaque fois un sentiment de culpabilité… J’ai été élevé à « l’ancienne » à la fessée, à la gifle, à la savate qui vole du bout de la pièce, les cheveux tirés,… et franchement cela n’a pas fait de moi une enfant mieux élevée…juste la crainte de mes parents, la peur de la punition et en effet ricoché le mensonge, cacher les choses à mes parents… c’est pour cela qu’aujourd’hui j’essaye de privilégier d’autres formes éducatives même si cela passe aussi par la punition! je suis toujours sidérée de voir des parents taper la main d’un jeune enfant en lui disant « non ne tape pas! »… que peut retenir l’enfant dans tellement c’est illogique…

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  11. Mamzelle-Mistinguett

    Non, il n’y a pas de fessée éducative en tout cas, je ne donnerai jamais une fessée à mon enfant pour qu’il fasse ses nuits (en mode outrée là et pourtant, il m’en faut beaucoup pour que je le sois) ou pour qu’il apprenne la politesse par exemple … alors bien sûr, il m’est arrivée de donner une fessée et encore, par fesser qu’entends t-on? le pantalon baissé et la fessée à fleur de peau? par que là,pour moi, c’est réellement de la violence et non, sous une quelconque pulsion …

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  12. Lulu From Montmartre

    Ce qui est choquant, c’est que cet article soit publié sur le site d’une grande enseigne comme celle-là. Les propos de cette maman n’engageraient qu’elle s’ils étaient exprimés en privé ou sur un blog perso, mais de fait ils se retrouvent cautionnés par la marque, et qu’on soit d’accord ou pas (cartographie de la fessée c’est ça ? Et pourquoi pas un mode d’emploi tant qu’on y est !!!), ce type de propos n’a je pense pas sa place sur un tel support…

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  13. Stéphanie

    J’avais lu ce témoignage il y a assez longtemps donc je pense qu’il a été republié plus récemment sur ce site ?! Mais déjà à l’époque je me souviens du haut le cœur qui m’avait pris en lisant la fessée que sa petite avait prise en étant malade. Je suis persuadée que si cette maman n’avait pas légitimé toutes les « autres » fessées qu’elle a données, elle n’aurait pas fessé sa petite cette nuit là. J’ai bien aimé le reportage d’Arte sur la fessée, qui montre bien que c’est une impasse (même si la journaliste qui a réalisé le reportage en Suède sous entendait que ça ne marchait pas si bien et avait un ton très ironique en commentant les crises des enfants, c’est bien connu les enfants fessés ne font pas de crises, oh pourquoi sont-ils fessés ?!).

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  14. Marion BR

    Merci pour cet article, vous mettez des mots sur ce que j’ai ressenti en lisant cette « cartographie » des fessées.
    J’aimerais faire un parallèle entre 2 citations de votre article : « on s’en est pris enfant et on est pas traumatisé », puis « il m’arrive encore de me faire dépasser par une colère impulsive qui vient du plus profond de mes instincts primaires ».
    En fait, les animaux ne frappent pas leurs enfants. Ni les communautés humaines « primales » isolées. Ce sont nos sociétés qui ont mis en place la punition corporelle (éducative ou non). Olivier Maurel l’explique bien mieux que moi dans son livre « la Fessée ». Pour moi ce n’est pas un instinct naturel ou primaire de frapper un enfant. Par contre oui, les coups reçus enfants sont enregistrés dans notre cerveau « reptilien », qui nous fait réagir par instinct. C’est impulsif, mais encré en nous par ce que nous avons subi. Si consciemment on ne se dit pas « traumatisés », je pense qu’on l’est en fait inconsciemment, puisque c’est ce qui nous pousse à agir ainsi, sous le coup de l’impulsion. Qu’en pensez-vous ?

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  15. LMO

    Merci pour cet article!
    J’ai lu le truc sur le blog de Graine de curieux et j’en ai pleuré (bon, je suis trop sensible, d’accord, mais à chaque fois que je lisais « fessée-machin, fessée-truc », j’en avais des spasmes de colère!)

    Je suis maman depuis 12 ans, je ne peux malheureusement pas affirmer ne pas avoir mis de fessée, ça m’est arrivé, très rarement, mais c’est arrivé, et j’ai, à chaque fois, été mortifiée par mon geste, et j’ai eu tellement de peine en voyant le regard de ma fille, rempli de peur et d’incompréhension, que je ne me pardonnerais sans doute jamais ces écarts…

    Non seulement je pense que les fessées n’ont rien d’éducatif, mais je suis persuadée que, si, elle traumatisent les enfants. Alors, ok, il y a traumatisme et traumatisme, ok, 2 ou 3 fessées reçues dans l’enfance, ça ne doit pas marquer plus que ça, surtout si le parent demande pardon et explique que son geste était méchant, mais des fessées données sans aucune explication (et je ne parle pas de dire « tu l’as bien mérité » ou « je t’ai tapé car tu as été méchant », rien ne justifie la violence, quelque qu’elle soit!) ou encore des fessées données de manière récurrente pour « éduquer » un enfant, je suis sûre que ça laisse des séquelles, une moindre confiance en soi, une peur peut-être inexpliquée dans des situations stressantes. Je suis sûre que c’est mauvais, à terme.

    Et ceux qui disent « ça va, j’en suis pas mort » ou encore « ça va, je suis marié, j’ai des enfants et un boulot, ça m’a pas empêché de réussir ma vie », j’ai envie de leur crier dessus tellement ce genre de discours est ridicule et malsain.
    Si je donne des douches froides à mon môme, ça va pas le tuer non plus, et pourtant c’est considéré comme de la maltraitance. Je vois pas trop en quoi une gifle, c’est très différent…

    Enfin, pour moi, la fessée devrait être interdite car, quoi qu’on en dise, c’est une forme de maltraitance. Je ne souffrirais pas que mon mari me colle une baffe « de temps en temps, quand je l’ai bien mérité! », j’estime que c’est pareil pour les enfants.

    En plus, Mouflette était une petite fille pas très facile, et sans avoir recours à la fessée, elle est quand même devenue une petite fille polie, agréable et bien élevée. Il y a une tonne de solutions entre le laxisme et l’éducation par la fessée, il y a le dialogue, l’explication, répéter 30 fois la même chose (et oui, c’est chiant, mais moins que coller 30 fessées, à mon avis, et surtout plus efficace!), on peut être strict sans jamais avoir recours à la violence, ni aux insultes (qui sont aussi une forme de maltraitance).

    Bref, désolée pour ce commentaire trop long, mais ce sujet me tient vraiment à coeur, et après la lecture du billet chez Oxybul, j’étais tellement en colère et triste (surtout après avoir lu les commentaires), que ton billet me fait du bien! :-)

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    • Madame Parle

      un jour tu arreteras de t’excuser quand tu parles car tu as pleins de choses à dire et que j’aime lire !!! :)))

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  16. madamezazaofmars

    Je n’ai jamais reçu de fessée et je n’en ai jamais donné à mes fils.
    A dire la vérité je n’y ai même jamais pensé.
    A côté de ça je ne dis pas que je ne m’énerve jamais car j’ai deux sacrés numéros à la maison, notamment un pré ado de 6 ans :) mais ça ne m’a jamais semblé la solution pour les éduquer. D’autant que le mot éduquer ne me plait pas tant que ça et me fait plutôt penser à des chiots.
    Merci pour ton article !

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  17. Emy

    Moi c’est ton article que je trouve plutôt choquant.. Je ne commente jamais et je ne connais même pas ton blog mais je ne peux pas m’empêcher de commenter. Associer le fait de mettre une fessé à un enfant à de la maltraitance et parler de « honte » de l’avoir fait, c’est assez hallucinant. Les enfants ne sont PAS des adultes, c’est bien pour ça que bien souvent la parole ne suffit pas pour leur faire comprendre où sont les limites. On met des fessés aux enfants pour leur faire comprendre quelque chose, pas pour leur faire mal. La fessé n’a pas besoin d’être forte et n’a absolument rien à voir avec de la maltraitance. Les enfants ont besoin d’avoir des limites et parfois il faut en passer par un geste certes pas très agréable mais qui a le mérite d’être clair.

    C’est à cause réflexions dans ce genre, qui associe la fessé à la honte et la maltraitance, que les enfants des générations actuelles sont bien souvent non éduqués, n’en font qu’à leur tête et sont juste insupportables. Et le pire dans tout ça, c’est que leur propres parents ne s’en rendent même pas compte.

    L’exemple des gosses dans les supermarchés en est d’ailleurs une preuve flagrante. Maintenant les parents ne lèvent plus la main sur leurs enfants et prônent le dialogue. Dans la théorie c’est bien joli, dans la pratique les gosses n’en n’ont rien à faire qu’on leur dise « non c’est pas bien fait pas ci fait pas ça » et on se retrouve avec les gosses les plus chiants et les plus capricieux qu’on ait jamais vu. Un exemple tout bête de ma voisine qui a les gosses les plus insupportables me revient en tête : la gamine de un an joue dans le jardin, son frère appelle la maman « Maman machine elle mange son caca ». La maman arrive, et d’un ton mielleux et encourageant « Non ma chérie, c’est pas bien, il ne faut pas manger son caca ». Vous croyez vraiment qu’un enfant va comprendre ça ? Et pourtant c’est pour son propre bien car manger son caca, mettre ses doigts dans la prise, traverser sans regarder.. etc, c’est dangereux pour l’enfant. Je ne dis pas qu’il faut mettre des fessés à chaque fois, seulement qu’engueuler son enfant et en arriver à lui mettre une tape de temps en temps pour qu’il comprenne quand le dialogue ne marche pas, ça n’a rien de honteux et ça n’a rien à voir avec de la maltraitance.

    Fesser n’est pas égal à maltraitance.

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      • Emy

        Non, je n’en ai pas. Mais c’est très facile comme réponse ;) ça ne m’empêche pas d’avoir un avis objectif sur la question. Peut-être bien plus objectif que quelqu’un qui a des enfants, d’ailleurs.

        Je ne doute pas que le jour où j’aurai des enfants, je serai une mère poule et ça ne me fera pas plaisir de mettre une fessé à mes enfants, mais je pense que parfois la fessé est nécessaire et ne traumatisera pas pour autant un enfant. J’ai moi-même eu des fessés quand j’ai poussé le bouchon trop loin, et je n’ai pas l’impression d’avoir été maltraitée. Et je n’ai pas envie, le jour où je mettrai une fessé à mon enfant, qu’on me regarde comme une mère qui maltraite ses gosses et qu’on me juge là-dessus, à cause de réflexions de ce genre.

        Pour en avoir gardé beaucoup (des enfants – sur lesquels je n’ai jamais levé la main, soit dit en passant, parce que ce ne sont pas les miens -) je peux te dire que parfois le dialogue est inutile et impossible. Ce sont des enfants, ils n’ont pas la maturité et la logique que les adultes peuvent avoir.

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        • Madame Parle

          il ne s’agit aps d’une réponse mais d’une question. C’est effectivement évident que tu as du en avoir des fessées… Les enfants sont trop petits pour comprendre l’interet d’etre tapé.. je ne vois là qu’une démission de l’adulte qui n’a plus assez de mot…

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        • LMO

          Euh, alors comment faisais-tu, quand tu t’occupais d’enfants-qui-ne-sont-pas-les-tiens pour te faire écouter sans lever la main? Comme ce ne sont pas les tiens, tu les laissais s’électrocuter ou se défenestrer?
          J’ai comme la certitude que non, mais que, faute de pouvoir avoir accès à la violence, tu trouvais un autre moyen pour te faire écouter.

          D’ailleurs, l’argument qui revient et qui me fait rire (jaune) c’est que, d’après les défenseurs de la fessée, les enfants écouteraient mieux s’ils en reçoivent. Genre… Genre un môme a eu faculté d’écoute corporelle, tu lui colle une baffe, bam, il file droit.
          L’autre légende est que, forcément, les enfants non fessés sont de vrais tyrans… Ben, non plus, y’a toute une gamme de réactions entre la fessée et le laxisme!

          Quant aux « les enfants sont mal éduqués mais les parents ne s’en rendent même pas compte », alors là, c’est la cerise sur le gâteau! J’aimerais bien savoir ce qu’est un enfant « bien éduqué », par ailleurs. Un enfant qui ne bronche pas, qui écoute au doigt et à l’oeil, qui ne fait pas de bruit, jamais de bêtise, qui ne dérange rien ni personne? Ca, pour moi, ça n’est pas un enfant, c’est un zombie. Pour avoir été ce genre d’enfant (pourtant sans jamais avoir été frappée, d’ailleurs…), je peux affirmer qu’un enfant de ce genre est pétrit d’angoisse, de peur panique n’a aucune confiance en les adultes et surtout, est très malheureux.

          Mes filles sont peut-être mal élevées aux yeux de certains, à vrai dire, j’en ai rien à cirer! Elles vivent, elles sont joyeuses, elles sont, de mon point de vue, respectueuses des autres et elles ont confiance en la vie, en leurs parents, elles savent que si elles font une bêtise, elles auront droit à des réprimandes, voire à une punition dans un cas extrême, mais elles savent que leur intégrité physique est préservée, toujours.

          Et je ne COMPRENDS PAS comment cela peut-être remis en cause, ça m’échappe totalement, je ne saisis pas comment on peut ériger la fessée en solution, comment on peut avoir la naïveté de croire qu’une « bonne fessée » peut résoudre les problèmes que l’on peut rencontrer avec des enfants…

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          • Madame Parle

            je pense que c’est souvent trop compliqué pour certaines personnes de remettre en cause sa propre éducation, trop angoissant..

        • LN

          la question de mme parle etait facile mais il est vrai en effet qu’avant d’avoir des enfants on a des principes d’education, quelqu’ils soient, et que face a la realité des reactions des enfants, de leurs angoisses, de leur maturité, de leurs reactions, on apprends que les livres et les principes c’etait avant.
          je suis contre la féssée, je ne pense pas qu’elle soit educative, je ne pense pas qu’elle soit benefique, je n’en n’ai jamais donné meme si parfois je me sentais a bout. et pourtant je punis, je met au coin..; je peux comprendre que par peur (securité) ou par epuisement elle soit instinctive, mais je ne crois pas que pour autant elle soit educative et qu’elle serve a quelque chose.
          Pour reprendre ton exemple, j’ai deja vu des enfants recevoir une féssée et ne pas obeir pour autant; L’enfant etait sidéré sur le coup, véxé, mais n’avait pas pour autant compris et hurlait de plus belle, tapait des pieds et recommencait sa « comedie »…
          les enfants apprennent en regardant leurs parents, testent les limites, verifie que les interdits sont toujours les memes, mais comment faire comprendre a un enfant qu’il ne doit pas taper un autre si on le tape, comment faire comprendre a un enfant qu’on ne doit pas mordre si on le mors ( et oui certains parents rendent la morsure pour « faire comprendre » a l’enfant ce que ca fait), comment faire comprendre a un enfant que son corps lui appartient, qu’il ne doit pas laisser les adultes en abuser si on lui montre que l’adulte a la toute puissance.
          Je ne juge pas ceux qui donne des fessées, je ne connais pas les deux bouts de ma vie, et mon fils est encore loin d’etre suffisamment autonome pour se passer de mes regles et de mes interdits, mais j’espere que je n’aurais pas a en arriver a cet extreme, mais je pense qu’il est capable de comprendre et d’integrer des regles et des interdits sans cela.

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          • Cleophis

            Et bien si, figures-toi que les enfants comprennent. Quand ma fille de 8 mois s’approchait des fils et des prises électriques, je lui disais « non » et l’éloignait. Elle n’y a jamais touché et je n’ai jamais eu à mettre de cache-prise.
            Mais forcément, ça prend plus de temps de surveiller son enfant et de lui expliquer les risques que de lui mettre une gifle une fois qu’il a fait la bêtise.

  18. La Ronde

    Un jour, j’ai lu une phrase qui m’a beaucoup parlé : soit la fessée ne fait pas mal et elle est alors inutile. Soit elle fait ùal et c’est alors de la maltraitance, quoi qu’on en dise !
    Cela résume parfaitement mon point de vue.

    Plus jeune, j’ai été amenée à éduquer mes frères et soeurs (grande différence d’âge, famille en difficultés).

    Ayant reçu, moi-même, beaucoup de fessées (et autres coups qui appartiennent, sans doute aucun, à la maltraitance), j’ai dispensé des fessées pour les éduquer. Surtout les premiers. Pourtant opposée à la maltraitance, en tant que telle, je croyais ne pas avoir d’autre recours que la fessée pour me faire obéir.

    Pour les plus jeunes, j’ai « testé » d’autres manières. Parce qu’au fond, une fessée, c’est un acte violent (effectivement au même titre qu’une insulte, pour moi).

    Le dernier de mes petits frères, je ne l’ai jamais fessé. Pourtant, c’était un petit coriace. Il faisait des colères et testait sans cesse mes limites. Mais, j’ai appris à recadrer les choses, à lui rappeler que je le respectais et que j’en attendais autant de sa part. Et j’ai appris la patience : tu veux crier, crie ! J’entends bien que tu n’es pas content mais tant que tu l’exprimeras de cette manière, je ne te donnerai pas ce que tu veux… Très vite, il a, lui aussi, appris qu’avec moi et avec un comportement adéquat, il obtenait beaucoup plus de résultats (alors que sa mère se contentait de le fesser, ce qui n’a jamais marché avec lui !).

    Aujourd’hui, je suis assez fière de cette évolution.

    Mon petit pois à moi va naître bientôt. Et je me dirige vers une éducation non violente. Je sais qu’il y aura des moments difficiles. Mais, je me souviens aussi des coups que j’ai reçus et qui restent gravés dans ma mémoire…

    Tout comme dans celle qui disent « j’ai reçu des fessées, j’en ai pas été traumatisé! »… Bizarre comme ce non traumatisme a pourtant laissé des traces…

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    • Madame Parle

      surtout quand on voit la virulence avec la quelle elles viennent défendre ce point de vue.. Merci beaucoup pour ton témoignage!

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  19. Ninie Pouce

    Sujet très délicat… Je suis contre la fessée à tout va (et donc « éducative ») mais pour quand il s’agit de mettre des limites aux gamins. Pas besoin qu’elle fasse mal d’ailleurs, il suffit que ce soit un geste de punition ultime, comme rester au coin ou copier des lignes.

    J’ai eu des fessées, des punitions, des privations. Mes parents n’ont pas passé leur temps à « négocier » avec ma soeur ou moi quand on dépassait les bornes des limites. Je n’en suis pas morte, et je suis plus traumatisée par la gifle que m’a donné mon père à l’âge de 17 ans (pour avoir répondu très mal) que par les fessées que j’ai reçue (celles-là : aucun souvenir).

    Alors non, ce n’est pas THE solution miracle mais je pense qu’il ne faut pas non plus voir ça comme un châtiment traumatisant.

    Et tout le monde perd patience à un moment donné, ça arrive, c’est pas grave.

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    • Ninie Pouce

      Par contre, pour avoir vu des parents coller des tartes à leur gamine pour rien et lui parler comme une merde dès qu’elle faisait un pas de travers, ça je suis totalement contre !!!

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      • mamounlili

        merci de cette réponse claire, simple et bien expliqué. Des fois je crois que certains vont dans l’accès en tout.

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  20. PetiteBelge

    Mes parents étaient pour la fessée, le sont toujours d’ailleurs. D’après eux c’est grâce à ça qu’on a filé droit, comme on dit.

    Moi je remarque surtout qu’à presque 30 ans, j’ai toujours peur d’exprimer mon avis… Et que les baffes « parce que comme ça tu sais pour quoi pleurer » ou « comme ça t’as une raison de râler », ça ne m’a jamais fait de bien.

    En fait, c’en était au point que j’ai jamais réussi à avouer à mes parents que je souffrais réellement à l’école d’un harcèlement et de violences, même la fois où le prof de gym a tripoté certaines petites filles dans le vestiaire… Parce que finalement, si j’essayais d’ouvrir la bouche, on m’engueulait et que ça pouvait finir, souvent, en fessée ou claque sur la joue.

    Après c’est sûr qu’entre « une petite fessée car tu l’as cherché » et la fessée récurrente parce qu' »on est crevé, on rentre du boulot et on a encore 4 braillards capricieux dont s’occuper » il y a une sacrée différence… Mais je ne suis pas sure qu’il soit si simple de se rendre compte qu’on glisse de l’un vers l’autre.

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  21. LMO

    Tu as très certainement raison, sortir d’un modèle établi comme étant le seul valable, c’est très difficile. C’est pour ça qu’à mon sens, c’est indispensable de pénaliser la fessée (d’ailleurs, je comprends pas trop d’où vient ce terme, une fessée, c’est ni plus ni moins qu’un coup donné sur les fesse, c’est pas moins grave parce que ça a un nom différent!), pour faire prendre conscience à ceux qui en ont reçu que, oui, ils ont le droit d’en souffrir, même un tout petit peu, que ce qu’ils ont subi n’était pas normal, même si, par ailleurs, ils étaient aimés et choyés. Et ensuite pour sensibiliser les parents, oui, il y a mille autres solutions que la violence pour se faire écouter, pour qu’un enfant apprenne les limites, les dangers. Ca n’est pas forcément plus long ou plus difficile, mais c’est surtout très nettement moins culpabilisant et beaucoup plus efficace.

    Et puis, j’ai du mal à comprendre que le fait de frapper quelqu’un dans la rue, ce soit un délit (totalement justifié), qu’un homme n’a plus le droit de frapper sa femme depuis des décennies, mais par contre, taper son enfant, l’être humain le plus vulnérable qui soit et qui n’a aucun moyen de se défendre, c’est parfaitement toléré et même socialement encouragé pour avoir le titre de « parent qui sait sefaire respecter ».
    C’est un non sens total et une sacrée injustice!

    Et puis pour ceux que ça inquiète vraiment beaucoup, je doute qu’un enfant aille porter plainte parce que son parent lui a mis une tape sur la main… Les enfants sont totalement diabolisés par certains, on a l’impression que ce sont des sortes de tyrans nés seulement pour faire souffrir les adultes. Drôle de conception, et tellement éloignée de la réalité (la réalité, malheureusement, c’est qu’un enfant, même violemment battu, est dans l’incapacité totale de se défendre ou de porter-plainte, tout simplement parce qu’ils attendent uniquement de l’amour et du respect de leurs parents, moins ils en ont, moins ils sont capables de se rebeller… Même une fois adulte!)

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  22. Litchi

    Je suis maman de 3 fillettes de 7 ans, 2 ans et 1 an et je refuse catégoriquement de lever la main sur mes filles que ça soit « juste » une tapette sur les fesses!
    J’ai lu des commentaires, des remarques et notamment celle de Emy qui écrit  » Les enfants ne sont PAS des adultes, c’est bien pour ça que bien souvent la parole ne suffit pas pour leur faire comprendre où sont les limites » –> je répondrai que nous sommes des adultes et de ce fait a priori doués d’intelligence qui nous permettent de trouver des solutions non violentes à une situation de crise: parce que si finalement montrer les limites en donnant des coups (oui oui, la fessée est un coup que l’on porte à autrui) c’est être adulte, alors je ne suis pas sûre que nos enfants aient envie de le devenir!
    Mes trois filles ont chacune leur caractère, parfois c’est facile, parfois non, parfois il y a des colères, des frustrations, des cris…et parfois non, mais il y a aussi beaucoup d’amour, de rire et de sourire partagés, de câlins et de sentiments fraternels, il y a également un vrai dialogue entre nous leur parent et nos petites chouquettes.
    Je ne veux pas éduquer mes filles par la peur et leur expliquer après que l’on ne tape pas, que l’on respecte l’autre et que leur corps est ce qu’elles ont de plus important.
    Je n’accepterai pas qu’un ami ou un membre de ma famille me donne une claque ou une fessée parce que je n’ai pas fait selon son envie!
    Je n’ai pas d’enfants parfaits et heureusement, ils sont humains, mais pour l’instant, je pense que notre famille s’en tire plutôt pas mal et aux dires de notre entourage et des gens croisés au hasard de ballades, nos filles sont plutôt bien élevées!
    Voilà ma petite contribution.

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  23. sophie mum

    chez moi j’en ai pris des coups pas des claques alros je ne veux pas reproduire ca
    le grand est punit severement du style il joue a la console au lieu de dormir punit 1 mois de console c’est sévere ok mais il n’a pas eu de rouste
    et la petite qui a 2 ans ca lui arrive de prendre une petite tape sur sa couche quand elle ecoute pas et que le dialogue ou ma patience ne marche plus.
    Je regrette apres coup donc maintenat j »évite meme une petite tape on discute et elle comprend…

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  24. mamounlili

    Non mais vous avez fini avec vos faux débats. J’ai lu l’article. Cette femme est folle c’est entendu. Elle bat ses enfants et on en parle plus.
    Après, je pense moi que qu’on peut donner une fessé à son enfant dans un but éducatif sans que ça ne soit une violence faite à l’enfant. j’en ai reçu et ça ne m’a pas traumatiser bien au contraire.

    J’ai un fils de 5 ans, c’est l’amour de ma vie. Ça ne m’a pas empêcher de lui donner une fessée de temps à autre lorsqu’il dépassait les bornes. Et je ne me suis pas étouffé avec la culpabilité. Ça ne m’a pas empêcher de lui donner un câlin quelques minutes plus tard et de communiquer avec lui. Il ne faut pas tout mélanger. La fessée on est d’accord doit rester l’ultime recours.

    Le rôle des parents est d’éduquer leurs enfants. Ça ne nous empêche pas de les aimer et de les protéger.
    Je suis choquée par le nombre d’enfants mal élevés que l’on croisent de nos jours juste parce les parents n’osent plus leur dire un mot de peur de brimer  » leur créativité et leur épanouissement ». Ne nous leurrons pas si nous apprenons pas les limites à nos enfants la vie se chargera de le faire à notre place plus tard et se sera beaucoup plus brutal.

    Maintenant que celles qui considèrent qu’il ne faut jamais dire un mot plus que l’autre continue sur leur lancée et que celles qui pensent que fesser son enfants une fois en passant n’est pas les marquer a vie continue ainsi.

    Donc arrêtez d’accuser certains parents de maltraitance envers leur progéniture juste par ce que ce n’est pas votre mode d’éductation

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    • Marion BR

      Ce n’est pas un faux débat car il y a débat! Les limites sont possibles sans violences (physiques ou psychologiques). Ceux qui n’appliquent pas ces théories classiques (punitions / récompenses / violences) ne sont pas forcément laxistes – il y a un juste milieu, celui de la coopération, ou on peut vivre AVEC ses enfants et non en les dominant. Cela ne fait pas d’eux des « enfants mal élevés ». Il le sont juste autrement, au lieu de dire bonjour par crainte de réprimande, ils le font par imitation, parce que leurs parents leur ont montré.
      Personnellement, je préfère élever ma fille (3 ans) dans la confiance que dans la peur.

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  25. La Journaliste IT Pink & Green

    Merci pour ce billet, l’article en question m’a également choquée. Je n’ai jamais été tapée, trop sage pour ça, mais j’ai vu mon frère jumeau recevoir des fessées. J’en ai jamais mis à mes enfants, comme Zaza, ça me viendrait même pas à l’idée. Par contre je crie, et c’est pas glorieux non plus. J’essaie de soigner ça parce que je déteste quand je suis dans cet état là.

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  26. Milkandpink

    Je fais partie de ces gens qui ont reçu des fessées (ou des tapes, et autres joyeusetés) monumentales pendant leur enfance. Mon frère et moi n’avons pas été brutalisés, ni maltraités (loin de là !), mais nous avons « juste » subi des réactions excessives de la part de mon père, lorsqu’il était excédé. Je me rappelle une fois où il m’a plaquée contre un mur en me tenant par le col de mon T-shirt, il y avait bien un demi mètre entre mes pieds et le sol, et j’avais 5 ou 6 ans. Sa propre éducation joue : « à la dure », il était militaire, il ne fallait surtout pas le défier.

    Ses accès de « rage » et d’énervement extrême n’étaient pas très fréquents, mais ils ont laissé des traces, des petits traumatismes personnels. Je ne rentrerai pas dans le détail, mais problèmes d’angoisse, d’anxiété, je ne supporte pas les bruits forts (marteau, travaux en tous genres, porte qui claque, chute d’objets), je fuis (littéralement) quand quelqu’un commence à s’énerver même si ce n’est pas contre moi, même si je suis juste témoin de la scène. Ces éléments particuliers de mon enfance refont alors surface, et j’ai du mal à les gérer. (Alors que mon frère, pas du tout par exemple).
    A mon sens, peu d’enfants sont réellement traumatisés par les fessées (et dérivés) de leurs parents. Mais il y a un risque pour que l’enfant le soit, et quel parent a envie de prendre ce risque sachant qu’il existe ?

    Je tiens cependant à préciser une chose importante pour moi : mon père était (et est toujours, en fait) le meilleur père du MONDE. Prévenant, aimant, attentionné, dévoué, disponible, tout ce dont un enfant peut rêver. Il était ultra présent, nous donnait tout, ne pensait qu’à notre bonheur. Mon frère et moi lui devons tout. Les fessées ne font pas des parents des « mauvais » parents. Les fessées n’effacent pas tous les points positifs, tout l’amour qu’on reçoit. Ça ne gâche rien, ça se rajoute simplement à une histoire faite de grands bonheurs, d’amour et de tracas quotidiens.

    Il ne faut pas juger les parents qui donnent des fessées. Elever un enfant n’est pas une chose aisée, c’est fatiguant. Tous les parents font des choses qu’ils regrettent, sous le coup de l’énervement. Personne ne demande (ou ne doit demander) aux parents ou à soi-même d’être parfait. Tu parles de ton « côté sombre », je trouve que tu te culpabilises trop : c’est mon avis, et ça n’engage que moi, mais il faut accepter sa colère, son énervement, il faut accepter d’être à bout et ses erreurs. Chercher à les corriger, bien sûr, mais ne pas en avoir honte, ne pas juger celles des autres.

    Je n’aime pas les fessées, je ne suis pas à l’aise avec les parents qui déclarent tranquillement qu’ils pratiquent la fessée comme technique éducative. Mais paradoxalement, je pense que la fessée est efficace, dans une certaine mesure, sous certaines conditions. J’ai un avis qui n’est pas tranché sur la question.

    Je pourrais écrire encore des tas de lignes à ce sujet mais je vais m’arrêter en rappelant cette phrase de Paul Ricoeur (si mes souvenirs de khâgneuse sont bons :P) : « La force est utilisée là où l’autorité a échoué ». A méditer !

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  27. MissBrownie

    Le coup de la fessée pédagogique, waouh ! C’est fort! Je n’arrive vraiment pas à voir comment une fessée peut être pédagogique !

    Comme beaucoup, je me suis déjà laissée dépasser par mes émotions jusqu’à donner une fessée, mais c’est un échec pour moi d’en arriver là. Je crie trop aussi, un autre échec…

    Je suis très étonnée qu’un billet comme celui-ci ait été publié sur un site comme graine de curieux …

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  28. Litchi

    Il y a une chose que je ne comprend pas dans l’argument: je donne une fessée car c’est le dernier recours pour que mon enfant écoute et obéisse.
    Alors pourquoi ces enfants reçoivent plusieurs fessées dans leur vie, si c’est LA méthode qui permet au gamin de comprendre que ce qu’il fait est mal?! ça me laisse perplexe!

    Et puis en passant, je me rappellerai toujours une phrase de mon frère qui se faisait taper pour son éducation et qui pourtant continuait ses « conneries », qui parlait mal, etc: « de toute façon, les coups, ça fait mal sur le moment, et puis après la douleur, elle passe… »

    Une autre fois, j’ai vu un gamin ne pas écouter dans une salle d’attente, CLAC une fessée de la mère, trois minutes après le gamin recommençait. Elle a levait la main (pour une autre fessée), le frère a esquissait un mouvement de recul….

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  29. Sophie

    Durant mon enfance, j’ai reçu ainsi que mes frères et sœurs des fessées. Et je peux témoigner qu’une telle éducation est vouée à l’échec. Non cela ne m’a pas appris le respect, ni à manger ma soupe plus vite, ni à m’empêcher de battre contre mes frères et sœurs, ni à accepter plus facilement de perdre au monopoly, ni à mieux travailler à l’école (et j’en passe…).

    Il est vrai que je n’ai pas été une enfant très facile, j’étais extrêmement colérique et tous les prétextes étaient bons pour faire une crise de nerfs. Mais je pense que cette éducation loin de m’aider à être plus sage n’a fait qu’empirer les choses. On peut dire qu’en réponse à cette violence, je suis devenue au moins deux fois plus énervante.

    Mes parents ne ressentent aucune culpabilité quant à l’éducation qu’ils nous ont donnée, ils considèrent qu’ils ont fait de leur mieux et sont fiers. En effet, nous avons tous de bons résultats à l’école et nous savons nous tenir en public. Mais evidemment pas plus que d’autres enfants n’ayant pas été éduqué à la dure.

    Aujourd’hui, je peux dire que oui, j’ai été traumatisée par la fessée. Je ne supporte pas de voir des enfants se faire frapper. Et le vue d’une mère avec une poussette me met automatiquement de mauvaise humeur quand j’imagine ce qu’elle pourrait faire subir à son enfant.

    Alors, evidemment, j’aime mes parents mais je ne les respecte pas. J’ai l’impression qu’ils m’ont éduqué uniquement en m’apprenant à les craindre. Je savais que je ne devais pas faire telle ou telle chose mais j’obéissais uniquement par peur des représailles. Je me rappelle parfois de ce qu’il a pu se passer quand nous étions enfants et je ressens de la haine contre eux. Je sais qu’ils ont parfois un peu abusés de leur autorité et je sais également que pour certaines choses, je ne les pardonnerais jamais.

    Je en peux pas dire que nos rapports soit mauvais mais je ne supporte pas certaines choses de leur part. Je ne veux surtout pas qu’ils me prennent dans leur bras ou les embrasser je ne sais pas comment l’expliquer mais je ressens cela comme une agression.

    En vérité, j’ai juste écrit pour faire évoluer un petit peu les choses. Si certaines parents comprenaient que mettre une fessée n’est pas un geste anodin, alors j’en serais très contente.
    En tout cas, ce qui est sur, c’est que si j’ai un jour des enfants, ils ne seront jamais frappés.

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  30. alounette

    Ouh la la je ne pensais pas que les commentaires pouvaient être si virulent sur quelque chose d’aussi évident. Il est INTERDIT de frapper, que se soit son voisin qui met la musique à fond la nuit, sa grand mère qui ne veut pas manger, ou même oui oui son enfant ! Frapper la chair de sa chair ????
    J’ai eu des fessées et surtout des menaces de fessées quand j’étais enfant. Des premières je me souviens de ma trouille devant la colère de ma mère et des deuxièmes du ridicule de la situation… Je me marrais bien quand mon père qui devait quand même trouver ça au moins bizarre sinon limite faisait un décompte avant « d’essayer » de nous attraper pour nous en mettre une… J’en ai pas retenu beaucoup de respect pour mes parents et je me souviens avec beaucoup plus de plaisir de quand ils me donnaient leur plein accord pour faire quelque chose qui me tenait à coeur.
    Oui je n’ai pas été traumatisée mais je préférerais que mes filles aient adultes une meilleure relation avec moi que celle que j’ai eu/j’ai avec mes parents.
    Et puis j’ai bien appris « il est INTERDIT de frapper » (même si on a le droit d’en avoir envie » donc je ne le fais pas. Et si je suis en colère et bien j’essaye de me mettre en colère contre la vraie cause (mes ennuis au boulot, mon homme qui rentre tard, ma fatigue), je l’explique à mes enfants et je crie après cette vraie cause.
    Pour les prises, les magasins etc… il y a évidemment plein de solution et ceux qui tapent ou ceux qui insultent le font certainement parce qu’ils n’ont pas appris autrement, d’abord par leurs parents et ensuite par la société… Plus de soutien aux familles serait nécessaire…

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  31. Aurélie

    Perso, j’ai déjà pu tester que la fessee ne réglait pas le problème… LE problème qui revient tous les trimestres on va dire avec ma grande de 5 ans, c’est l’insolence… Quand les explications, le ton ferme et le coin ne marchent pas, ben c’est la fessee parce que l’insolence je ne supporte pas. Et a chaque fois elle recommence dans les heures qui suivent !!! Bref, zéro utilité !!! Finalement, c’est un discours moralisateur qui marche. Pour les autres situations, je n’ai pas recours a la fessee, pas besoin et pas envie.
    Et pourtant j’ai été élevée au régime « gifle » et je n’en suis pas morte (mais bien souvent je me disais que ma mère n’a avait pas a en arriver là, une simple engueulade aurait suffi à me faire écouter…)

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  32. Kathykathy

    Je mentirais si je disais que je viens très souvent ici (mais je suis quand même ;) ) et laisser des commentaires n’est pas vraiment ma spécialité…
    Mais bref, je soutiens cet article, c’est limite « courageux » d’oser dénoncer ces faits, qui, en France, sont encore superbement tabous !
    Je suis une ancienne fouettée…oui, oui avec le fameux martinet (d’ailleurs, rappelons le, a été conçu à la base pour EDUQUER les animaux). Cette façon de procéder est tellement ridicule et violente que s’en est devenu un cliché ! Au passage, voilà une article drôle ou à pleurer, c’est à voir : http://www.liberation.fr/evenement/0101108483-le-martinet-un-souvenir-collectivement-tres-marquant

    Que dire des humiliations verbarles permanentes ? De la part d’adultes qui sont censés représenter un « modèle », d’être des « dieux », c’est pitoyable (je conseille de lire « parents toxiques » de Susan Forward).

    La conclusion de tout ça ? J’atteste que j’ai été une petite fille craintive tout au long de mon enfance et adolescence. Maintenant à l’âge adulte, je continue à me dévaloriser malgré un énorme travail sur moi (toute seule comme une grande). Quand je me regarde il reste une part de dégoût de moi même dont je n’arrive pas à me débarrasser.
    Les rapports sociaux ? heureusement de moins en moins difficiles mais je reste la fille qui ne sait pas toujours comment faire avec les autres : se laiser écraser pour éviter les embrouilles ? Au contraire, sortir violemment de ses gonds ? (car quand la colère m’empare, les nerfs lâchent trop facilement…c’est aussi un petit reste). Eviter à tout prix de vouloir « plaire », « séduire » par besoin perpétuel de reconnaissance ? Les nuances ne sont pas toujours évidentes.
    L’interdiction de sortir et d’avoir des rapports sociaux comme tout enfant de son âge (car parents eux même asociables), être forcée à avoir une personnalité que l’on vous impose parce que l’on a décrété que « tu n’es pas le centre du monde », « tu n’es qu’une bonne à rien », laissent autant de marques que les coups de martinet.
    Bien évidemment, je fais ici une rapide synthèse…
    Cela ne fait pas si longtemps que j’ai compris que la violence et les mots ou situations blessantes ne sont en fait que ce que ces personnes se reprochent à elles même, frustées de leur personnalité et de leur propre vie.

    Donc non, il n’existe pas de « petites fessées ». C’est un coup. Point. Que les personnes qui font l’apologie ou dédramatisent sachent qu’elles ne font rien d’autre que du déni. Peut-être parce qu’elles même ne veulent pas remettre en question la façon dont elles ont été EDUQUEES. C’est tellement difficile d’ébranler ses convictions !
    Comme je l’ai lu plus haut et de manière juste : entre adultes va t-on se gifler si l’autre personne ne fait pas nos volontés ?, pourquoi le faire sur des petits ?

    Aujourd’hui, j’ai un petit garçon de 5 ans. J’ai connu ce que les autres mamans connaissent quand elles se sentent fatiguées et en colère, mais je ne pourrais encore moins me regarder dans une glace si j’appliquais ce que l’on m’a fait !! C’est tout simplement hors de question !
    Pourtant c’est un enfant très poli, d’une gentillesse adorable, joyeux (parfois trop pour ceux qui aiment tirer la gueule toute leur vie). Je suis fière de lui et je ne regrette pas d’avoir pris sur moi pour certaines situations qui necessitent d’avoir les nerfs solides quand on ne les a plus depuis longtemps.
    D’ailleurs, vous savez quoi ? Mon métier c’est de bosser dans la communication ;) Si ça ce n’est pas une revanche !

    Certes, ce qui ne te tue pas, te rends plus fort, mais à quel prix ? N’oubliez jamais que vos enfants sont le monde de demain…le monde d’aujourd’hui est déjà bien assez chaotique : ces adultes de maintenant étaient les enfants d’hier élevés à coups dans la tronche, mais après tout, ils n’en sont pas morts n’est ce pas ?

    Navrée pour cette tartine, mais je voulais donner mon petit témoignage parce que moi non plus je ne peux pas laisser passer ça.

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    • M'dame Jo

      *dans mes bras*

      le sentiment d’inadéquation des réponses dans les rapports sociaux, je vois tellement ce que tu veux dire. le « problème » de l’humiliation, c’est que ça fait voir le monde en noir et blanc: on est soit dominant, soit dominé, il est donc difficile de comprendre que les relations humaines peuvent être équilibrées et que l’on ne doit pas écraser ou être écrasé… je l’ai compris (avec ma tête) il y a de nombreuses années, mais la panique intérieure et les éclats de colère qui en découlent sortent encore parfois.

      je n’ai jamais respecté ma mère.

      j’en ai juste eu peur.

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  33. Hiéléna Cyclo

    J’étais animatrice-formatrice durant pas mal d’années. J’ai appris à gérer des groupes d’enfants et de jeunes adultes (parfois difficiles). J’étais plutôt douée, et bien sûr tout ça sans aucune violence. J’étais confiante quant à mon avenir de maman, je n’avais qu’à appliquer ce qui m’apparaissait comme de très bons principes pédagogiques.
    Et puis, j’ai eu ma fille. J’étais déjà malade, mais je ne le savais pas et surtout ça s’est aggravé. Je suis bipolaire, le diagnostic est tombé juste après la naissance. Cela fait 9 ans, et je ne suis stabilisée que depuis 1 an.
    Pendant 8 ans, j’ai été soit en dépression, soit une bombe à retardement. Et ma fille en a fait les frais. Il m’est arrivé de m’énerver (c’est un euphémisme) contre elle, et d’arriver à la brutaliser (cri, fessé …).
    Bien sûr, je pourrais me dédouaner en me disant que j’étais malade. N’empêche, je me sens coupable, extrêmement.
    J’essaie de rattraper, et depuis peu, elle n’a plus peur de moi maintenant quand elle sait qu’elle va trop loin.
    Mais ça prend du temps, ça passe par la parole et des actes. Il faut qu’elle apprenne à pouvoir me faire confiance, à me respecter parce que je suis une personne et non pas parce qu’elle a peur de moi.
    Voilà à quoi mène les fessés …
    Il y a très peu de temps, elle a été puni. Elle a fait une colère ( à la limite de la crise de nerfs). J’ai maintenu la sanction, car elle était juste. Mais elle pensait qu’en faisant une crise, je craquerais, elle a testé mes limites, voir si je tiendrais le coup.
    Il y a un an, j’aurais pété un plomb, et je lui aurais mis une fessé pour la calmer ou bousculer en lui hurlant dessus. Mais là, je lui ai parlé. Ça a pris du temps, je n’ai pas forcément trouvé les bons mots tout de suite, mais j’y suis arrivée.
    Elle est au courant pour ma maladie, et quand on parle du passé, me dit souvent « mais maman, c’était quand t’étais malade ». Consciemment elle « comprend », mais inconsciemment il reste des traumatismes.
    Cela va être long, mais je ne veux pas qu’elle reproduise ce mode de communication de violence dans sa vie : mon père était bipolaire, violent.
    On peut dire que j’ai maltraité ma fille, parce que je relate la vraie violence que peut être la fessé.
    Je pense que oui, j’ai été maltraitante, et pourtant ce n’était « que » des fessés, sous le coup de la colère (la mienne ou la sienne), pour lui apprendre à bien se tenir, parce qu’elle n’allait pas dans mon sens … Tous ces prétextes, ces excuses que se donnent les pro-fessés, ni plus ni moins !

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  34. Stef

    Je vous invite à lire le livre d’Olivier Maurel « La fessée », c’est stupéfiant et criant de vérité (peut-être difficile à accepter pour certains, certes).

    Quelques extraits intéressants:

    – « Aucun animal, si féroce soit-il, ne fait subir un tel traitement (violence) ses petits pour les éduquer »

    – « Frapper les enfants n’a rien d’instinctif, c’est un comportement d’humain, culturel, acquis par imitation »

    – « Dans la mesure où un enfant frappé est « bien », c’est MALGRE les punitions qu’il a reçues, et non à cause d’elles »

    – « Parce que l’humiliation et la honte d’avoir été frappé restent inscrites dans l’adulte, on tourne en dérision ce qu’on a subi » Ce qui me fait penser à des rpropos comme ceux-ci: J’ai moi-même eu des fessés quand j’ai poussé le bouchon trop loin, et je n’ai pas l’impression d’avoir été maltraitée.

    – « Les enfants sont, dans presque tous les pays, la seule catégorie d’êtres humains qu’il soit permis de frapper légalement, alors qu’ils sont aussi les êtres humains les plus fragiles et les plus vulnérables »

    – Puisqu’on appelle cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte, pourquoi parle-t-on d’éducation le fait de frapper un enfant? »

    – « Traitons les enfants comme nous voudrions qu’ils nous traitent »

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  35. Marine

    Je sais que j’arrive un peu tard, mais ce débat me tient particulièrement à cœur.
    J’ai 18 ans. Ma mère, chez qui je vis encore, est une femme aimante qui a absolument tout fait pour ma sœur et moi. Ma mère est aussi cet être effrayant qui m’a fait mal à de nombreuses reprises pour me recadrer lorsque j’étais en crise d’ado.
    Oui, beaucoup d’enfants ne gardent pas de grandes séquelles de leurs fessées. Ma sœur a eu droit aux mêmes châtiments corporels que moi et a même prévu de les appliquer à son tour sur ses enfants. C’est ancré dans ses principes d’éducation.
    Les branlées que ma mère me donnait pour corriger mon insolence se résumaient à un déchaînement de violence interminable. Elles devaient durer en tout 30 secondes, mais ces 30 secondes d’humiliation étaient pour moi comme un viol. Mon visage, mes cheveux, mon corps… Je me recroquevillais par terre et fermais les yeux en attendant que ça passe. Je me sentais souillée et haineuse. Je pardonnais toujours à ma mère (qui n’est pas qu’un monstre) mais je lui répétais toujours inlassablement que ce comportement me traumatisait au point que j’avais une peur monstrueuse d’elle. Elle n’a jamais compris, s’est toujours braquée à l’évocation des branlées passées et ce sujet est maintenant tabou. On s’engueule dès qu’on en parle. Ma mère n’a jamais eu l’intention de mal faire, elle voulait juste m’appliquait un remède qui marche pour me recadrer, pour que je cesse de lui répondre… A la place, j’ai fait mes coups en douce.

    Je suis allée voir un psy pour entamer une thérapie comportementale. La raison était une névrose, celle d’être incapable d’aller chez le docteur ou de me faire toucher par n’importe quel spécialiste. Je ne suis jamais allée voir de gynécologues car j’ai PEUR. Peur qu’on touche mon corps, qu’on souille son intégrité, qu’on ne le voie que comme un objet, une machine. Quelques séances ont réussi à m’aider à résoudre ce problème. Les branlées de ma mère (sans compter les baffes) m’ont BEAUCOUP affectée. Je suis quelqu’un de fragile, certes, mais qui sait combien d’enfants fragiles se voient administrer des corrections qui les rendent MAL au plus profond de leur être? Alors c’est VRAI, les fessées rendent peut-être service à certains, moins impressionnables, moins sensibles… Mais cela leur inculque quand même des valeurs éducatives au service de la violence, et leurs enfants pourraient très bien avoir à en payer les frais. Pour peu qu’ils soient aussi fragiles que moi, les dégâts ne doivent pas être pris à la légère.
    Je ne veux pas d’enfants. Si j’en avais un jour, je ne les toucherais pas. Je ne suis peut-être pas un cas à prendre à la lettre hein, je sais. Je suis spéciale. Mais je ne souhaite à personne, ni enfants ni ados, de partir dans la vie avec un sentiments naturel et spontané de peur.

    Et je remercie tous ceux qui sont contre la violence, sous n’importe quelle forme, et qui garantissent à leurs enfants une éducation basée sur le dialogue et l’écoute tout en protégeant leur intégrité physique.

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    • Madame Parle

      Marine, je te remercie pour ce t »témoignage et je te souhaite de trouver la force de vie pour mieux vivre

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