Femmes et dépression : quelles sont les causes du risque accru ?
Le risque de dépression chez les femmes serait deux fois plus élevé que chez les hommes. Quelles sont les raisons de cette disparité et pourquoi les femmes seraient-elles plus susceptibles d’éprouver de la mélancolie ? Johanna Rozenblum, psychologue, nous donne des éléments de réponse.
La dépression : c’est quoi ?
La dépression est un trouble de l’humeur qui affecte environ une personne sur cinq. Selon Johanna Rozenblum, psychologue, elle se caractérise par des symptômes tels que la tristesse, la perte d’intérêt, la difficulté à envisager l’avenir et les sentiments de culpabilité. Il est important de prendre au sérieux les signes de dépression, notamment si ceux-ci durent plus de deux semaines, car cela peut indiquer un épisode dépressif caractérisé.
Des symptômes atypiques chez les femmes
Chez les femmes, les symptômes dépressifs peuvent se manifester de manière plus visible, avec des manifestations atypiques telles que la dissociation du corps ou du monde réel, des douleurs chroniques et des difficultés de concentration. Il est important de souligner que les risques de dépression sont les mêmes pour les hommes et les femmes, et qu’il est préférable de consulter un professionnel de la santé mentale pour éviter une détérioration de la situation.
Plus de diagnostics chez les femmes
Selon Johanna Rozenblum, psychologue, les femmes consultent plus souvent les professionnels de la santé mentale lorsque la dépression s’aggrave, ce qui explique pourquoi il y a plus de diagnostics de dépression chez les femmes. Cependant, il est possible que les hommes souffrent également de troubles dépressifs qu’ils ne verbalisent pas. Les chiffres montrent également que les femmes sont plus exposées socialement à la violence et aux inégalités, ce qui peut contribuer à des épisodes dépressifs.
Pensées tristes et négatives : est-ce typiquement féminin ?
Il est courant de constater que les femmes ont tendance à montrer plus de signes de négativité que les hommes, tandis que les hommes ont tendance à s’exposer davantage à des situations à risque. De plus, les femmes ont tendance à analyser et à ressasser les problèmes, ce qui peut conduire à la « corumination » et contribuer à des pensées tristes et négatives.
