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Tout savoir sur la fibroscopie pulmonaire ou bronchique

Jessica
Par Jessica
18 décembre 2023 14

Vous êtes curieux d’en savoir plus sur la fibroscopie pulmonaire ou bronchique ? Cet examen consiste à explorer l’arbre bronchique à l’aide d’un fibroscope souple. Vous vous demandez peut-être pourquoi cet examen est réalisé et comment il se déroule. De plus, vous vous interrogez sur les sensations après l’examen, ainsi que sur les risques et les contre-indications associés. Ne vous inquiétez pas, nous vous expliquons tout sur cette procédure médicale.

Qu’est-ce qu’une fibroscopie pulmonaire ou bronchique?

La fibroscopie pulmonaire, aussi connue sous les noms de fibroscopie bronchique, endoscopie bronchique ou bronchoscopie, est un examen qui consiste à explorer les voies respiratoires supérieures d’une personne à l’aide d’un tube flexible appelé fibroscope. Ce tube est introduit par le nez ou la bouche et descend jusqu’aux bronches. Il permet de visualiser les anomalies et de réaliser des prélèvements, tels que l’aspiration des sécrétions, le brossage, les biopsies, le lavage alvéolaire ou la ponction de ganglion.

Pourquoi demande-t-on une fibroscopie pulmonaire?

La fibroscopie pulmonaire est fréquemment utilisée pour aider au diagnostic de nombreuses maladies pulmonaires. Elle est particulièrement utile dans les cas d’infections, de cancers ou de maladies inflammatoires chroniques du poumon. Elle est prescrite lorsque le patient présente des symptômes tels que la toux après une infection, l’expectoration ou l’essoufflement, et que le pneumologue soupçonne une pathologie bronchique ou pulmonaire.

Comment se préparer à une fibroscopie pulmonaire?

Avant l’examen, il est recommandé de réaliser une radiographie ou un scanner des poumons, ainsi qu’une prise de sang. Il est important d’apporter les résultats de ces examens le jour de la fibroscopie. Il est également conseillé de ne pas fumer dans les 48 heures précédant l’examen et d’avertir le médecin si vous êtes enceinte ou susceptible de l’être. Si vous prenez des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires, ces médicaments seront arrêtés ou remplacés avant l’examen. Une nébulisation avec des bronchodilatateurs peut être effectuée juste avant l’examen pour plus de sécurité et de confort. Il est nécessaire d’être à jeun depuis plus de 4 heures, mais il est possible de boire (thé, café, eau) et prendre ses médicaments jusqu’à 2 heures avant l’examen.

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Comment se déroule une fibroscopie pulmonaire?

Pendant l’examen, le patient est installé en position semi-assise. Le médecin peut choisir entre une anesthésie locale ou générale. En cas d’anesthésie locale, un anesthésique est pulvérisé dans les fosses nasales et la gorge. Ensuite, l’endoscope est introduit par le nez (ou par la bouche si les fosses nasales sont trop étroites) et descend jusqu’aux bronches. Le médecin examine le larynx, les cordes vocales, la trachée et les bronches. Il peut procéder à l’aspiration des sécrétions et réaliser des ponctions-biopsies des éperons bronchiques ou d’éventuelles lésions. Certaines tumeurs peuvent être retirées par coagulation à haute fréquence ou par cryothérapie. Si nécessaire, un tube rigide appelé endoscope peut être utilisé pour des gestes plus importants. Une sensation de gêne respiratoire peut être ressentie au début de l’examen, et les biopsies peuvent être légèrement douloureuses. La durée de la fibroscopie varie de 10 à 20 minutes, selon les gestes réalisés.

Quels sont les résultats et les risques?

Un premier diagnostic est donné par le pneumologue immédiatement après l’examen. Les résultats des analyses seront délivrés par le médecin prescripteur de l’examen dans les jours suivants. Comme tout examen, la fibroscopie pulmonaire présente des risques rares tels que des saignements à l’intérieur des bronches, des troubles respiratoires, de l’anxiété ou une infection secondaire. Après l’examen, le patient peut ressentir une gêne dans la gorge, une petite toux, de la fièvre ou des crachats de sang minimes selon le type de prélèvement réalisé. Le risque infectieux est plus élevé chez les personnes âgées, mais les risques sont prévisibles et le patient est averti à l’avance. La fibroscopie pulmonaire est déconseillée en cas d’asthme, sauf indication particulière, et est contre-indiquée en cas d’insuffisance respiratoire sévère.

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